Sécheresse : les vendanges ont déjà débuté en Ardèche

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Écrit par T.Touchais avec O. Unal et H. Chapelon

Avec la sécheresse, les vendanges sont très précoces. Les conditions météorologiques de cette année ont des conséquences directes sur le vin. Ce millésime annonce d'ores et déjà moins de volume, mais davantage de qualité.

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Sept heures du matin, dans le village de Valvigneres de 500 habitants en Ardèche. Le chant du coq annonce le lever du jour. Mais dans les vignes, une autre partition se joue : celle de la machine à vendanger. Elle est déjà de sortie, tôt dans la journée mais aussi dans l'année. D'habitude, le top départ des vendanges a lieu fin août. Cette année, elles ont débuté 20 jours plus tôt, le 5 août. 

Pour Jérôme Volle, vigneron de génération en génération, c'est du jamais vu. Dans ces vignes, il constate les conséquences sur ses raisins. "Si les graines étaient plus grosses, on aurait tout un mur de raisins. Là, on se rend compte que les graines n'ont pas grossi." Une situation qui s'explique par la sécheresse, la plus sévère jamais enregistrée en France depuis le début des relevés en 1958. 

Moins de volume, plus de qualité

Des conditions météorologiques qui ont des effets sur le vin. Les raisins sont moins nombreux et plus petits, il y aura donc moins de volume. Cette année, Jérôme Volle, également président de la cave coopérative de Valvignères, compte vendre 1,5 million de bouteilles de vin, deux fois moins que d'habitude.

En revanche, les vignerons promettent un millésime de très bonne qualité. Lorsque Jérôme Volle goûte ses raisins, il sent "du sucre. Beaucoup de sucre. C’est très bon, il y a une légère acidité qui permettra de trouver son équilibre dans le vin." Ce goût est également lié à la sécheresse. Avec l'absence de pluie, le sucre s'est largement concentré dans la baie de raisins. 

Comment s'adapter aux conditions climatiques ?

A l'avenir, ces épisodes de fortes chaleurs risquent de se multiplier. En Ardèche, les 1 000 vignerons du département doivent donc s'adapter. Des pistes existent, comme l'explique Philippe Dry, directeur des Vignerons Ardéchois. 

"Il y a d'abord le développement des lacs collinaires qui permettraient de récupérer l’eau de pluie qui tombe l’hiver. L’autre solution, c’est de travailler sur des cépages plus résistants à la chaleur pour essayer d’avoir des vignes qui tiennent mieux." Des cépages qui sont plantés en Grèce ou en Italie par exemple. 

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