Assises de l'Isère: du sursis pour Bernadette Dimet accusée d'avoir tué son époux après des violences conjugales

L'arme de Bernadette Dimet / © France 3 Alpes
L'arme de Bernadette Dimet / © France 3 Alpes

Bernadette Dimet, 60 ans, a été condamnée à cinq ans de prison... avec sursis. Celle qui a souvent été comparée à Jacqueline Sauvage, est ressortie libre de son procès ce vendredi 5 février au soir. 

Par Franck Grassaud

Bernadette Dimet avait tué son mari avec un fusil de chasse en 2012. Rapidement, il avait été établi qu'elle vivait depuis 39 ans sous les violences physiques et psychologiques de son époux. Un homme qui avait violé sa sœur dans les années 70.

Accusée initialement d'assassinat, elle a finalement été condamnée pour des faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les jurés ont écarté la préméditation mais aussi l'intention de tuer, alors que l'avocate générale avait requis 8 ans de prison.

Son avocat, Me Frédéric Doyez, a simplement évoqué une décision "juste", "qui va permettre à une femme de 60 ans de continuer à vivre libre". 

Réaction de l'avocat de Bernadette Dimet
Intervenant: Me Frédéric Doyez

Tout avait commencé par une énième altercation

Bernadette Dimet / © Céline Aubert Le 2 janvier 2012, après une altercation avec son mari, -Bernard Bert-, l'accusée s'était rendue, armée d'un fusil de chasse, dans une clairière de Parmilieu (Isère), où elle assure avoir "paniqué". "Je suis partie dans l'intention de me suicider. Il m'a poursuivie, s'est approché de moi et m'a fait peur. Le coup est parti", a-t-elle affirmé à la barre.

Au terme de l'instruction, elle avait cependant été renvoyée devant les assises pour assassinat. 

Son avocat, Me Frédéric Doyez, n'a pas plaidé la légitime défense mais a démontré qu'il n'y avait "pas préméditation". Il a toutefois évoqué l'affaire Jacqueline Sauvage, qui vient de bénéficier d'une grâce présidentielle partielle. Des histoires très ressemblantes en effet. 

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