Avions de chasse, congé paternité,... les Suisses appelés aux urnes dimanche pour voter toute une série de questions

Abolition de l'accord de libre-circulation avec l'Union européenne, renouvellement des avions de chasse, etc. Les Suisses  sont appelés à voter dimanche sur toute une série de questions. 

(photo d'illustration)
(photo d'illustration) © XAVIER DE FENOYL / Maxppp
Les Suisses votent dimanche sur toute une série de questions, dont l'abolition de l'Accord de libre-circulation avec l'Union européenne.

Avions de chasse, congé paternité, etc. voici un tour d'horizon des autres sujets sur lesquels le corps électoral helvétique doit se prononcer.

Avions de chasse

Le renouvellement des avions de combat est devenu un serpent de mer de la politique suisse, les Suisses ayant rejeté en 2014 lors d'un vote populaire l'achat de 22 avions suédois Gripen du groupe Saab. Cette fois, l'arrêté fédéral sur lequel les Suisses sont appelés à se prononcer autorise la Confédération à dépenser au maximum 6 milliards de francs suisses (5,6 milliards d'euros) pour acquérir de nouveaux avions de combat.

Les Forces aériennes suisses disposent aujourd'hui de 26 F-5 Tiger d'une quarantaine d'années et ne servant plus qu'à l'instruction et de 30 F/A-18 qui devront être retirés du service vers 2030.Pour les opposants, ce projet d'achat de nouveaux avions de combat est un "luxe inutile" face aux nouvelles menaces que sont les catastrophes, les cyberattaques ou le changement climatique. A l'inverse, le gouvernement, soutenu par les partis de droite et du centre, considère que la défense de l'espace aérien reste importante pour la sécurité nationale que cela soit en cas d'attaque ou au quotidien pour protéger notamment de grandes manifestations comme celles organisées au siège de l'ONU à Genève.

Le gouvernement a également fait valoir que le constructeur qui livrera les nouveaux avions de combat s'engagera à octroyer des mandats en Suisse pour un montant correspondant à 60% du prix d'achat, afin de renforcer l'industrie suisse.
 

Congé paternité de deux semaines 

Depuis 2005, la loi suisse accorde aux mères actives 14 semaines de congé payé après la naissance d'un enfant. Mais les pères n'ont droit qu'à un ou deux jours s'ils sont employés. Et la loi ne prévoit rien pour les indépendants. En septembre 2019, le parlement suisse a fini par donner son feu vert à un congé paternité de deux semaines, à prendre sous forme de bloc ou de jours isolés dans les six mois suivant la naissance de l'enfant. "Il a fallu 20 ans et plus de 30 tentatives au parlement pour arriver à ce résultat", avait souligné la télévision suisse publique RTS après le vote du parlement.

Le texte soumis au vote, combattu par la droite populiste, est un contre-projet à une initiative populaire qui prévoit un congé paternité de quatre semaines. Le parlement ayant accepté les deux semaines, les initiants ont retiré leur texte. Comme pour le congé maternité, l'allocation prévu pour les pères correspond à 80% du revenu moyen, mais peut s'élever au maximum à 196 francs suisses par jour. Pour deux semaines, les pères pourront ainsi toucher un montant maximal de 2.744 francs suisses (2.550 euros).

La législation sur le sujet évolue rapidement au niveau international. En France, les autorités ont annoncé cette semaine que la durée du congé de paternité allait doubler et passer à 28 jours.
 

Modification de loi sur la chasse 

Les Suisses sont également appelés à se prononcer sur la révision de la loi sur la chasse adoptée par le parlement face à la progression du nombre de loups. La loi actuelle, qui règle aussi la protection des animaux sauvages, remonte à 1986, lorsqu'il n'y avait plus de loup en Suisse. Revenus en 1995 dans le pays alpin, ils sont désormais environ 80 répartis au sein de huit meutes.

Les cantons peuvent actuellement autoriser un tir lorsqu'un loup cause des dégâts importants. La loi révisée permettra aux cantons d'agir de façon préventive, afin d'empêcher qu'ils ne tuent moutons et chèvres et pour que les loups conservent leurs craintes de l'homme, ont expliqué les autorités.

Si les Suisses acceptent la révision de la loi, les gardes-chasses pourront tirer des individus isolés ayant perdu leur caractère farouche. Ils pourront tuer des loups vivant dans une meute avant que des dégâts ne surviennent. Ils ne pourront toutefois pas être tirés s'ils se tiennent à l'écart des troupeaux et des zones habitées.

Les associations de protection de la nature ont lancé un référendum contre ces nouvelles dispositions.
 
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