Canicule : en Auvergne-Rhône-Alpes les abeilles souffrent aussi de la chaleur

La canicule et ses fortes chaleurs réduit la production de miel dans les ruchers - image d'illustration / © Fred Tanneau - AFP
La canicule et ses fortes chaleurs réduit la production de miel dans les ruchers - image d'illustration / © Fred Tanneau - AFP

La vague de chaleur qui touche fin juin la région Auvergne-Rhône-Alpes inquiète déjà les apiculteurs car la production de miel est en baisse. Les abeilles sont trop occupées à rafraichir les ruches et la végétation ne peut plus leur fournir assez de nourriture.

Par Cyrille Genet avec Alexandre Rozga

Dans son rucher de Saint-Menoux dans l’Allier, Michel Lemoine, un apiculteur professionnel constate déjà des baisses de rendement. Dans les ruches, les cadres sont à moitié vides, la miellée d’été s’annonce bien maigre et la canicule vient compliquer les choses : "La chaleur je ne la crains pas" dit-il, "les abeilles sont assez douées pour rafraichir la ruche elles-mêmes. Mais par contre les grosses chaleurs peuvent assécher les productions".

Exemple en ce moment, la période forte des tilleuls, de grands arbres qui souffrent de la sécheresse depuis déjà un an, la floraison vient d’être compromise par ces chaleurs, les fleurs se sont fanées trop vite. Les colonies d’abeilles se sont retrouvées à court de réserves, il a fallu les nourrir au cours du mois de juin, mais cela n’a pas empêché les pertes.

Dans de tels cas, les apiculteurs d’Auvergne-Rhône-Alpes peuvent désormais alerter l’Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements des Abeilles, un dispositif de suivi mis en place sous l’égide du Ministère de l’Agriculture. "C’est un guichet unique" explique Mannaig de Kersauzon, référente régionale de l’OMAA, "c'est-à-dire que tous les apiculteurs, professionnels, amateurs, de loisir de la région appellent notre numéro, le 04.13.33.08.08 et peuvent déclarer tous les évènements de santé des abeilles, tous les troubles de santé, les mortalités".

Une enquête est ensuite menée. Depuis la mise en place du dispositif en avril 2019, la moitié des appels reçus à l’OMAA portaient sur la famine constatée dans les ruches des apiculteurs de plaine.

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