Après le décès de Louis Fajfrowski, le Stade Aurillacois sous le choc

© Virginie Cooke - France 3 Auvergne
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C’est une très grande tristesse qui a envahi le stade Jean Alric à Aurillac après la mort du jeune joueur Louis Frajfrowski au cours du match contre Rodez. Alors qu’on commence à lui rendre hommage, de grandes voix s’élèvent pour dénoncer la violence de certaines phases de jeu.
 

Par Cyrille Genet

A l’entrée du stade Jean Alric, accroché au grillage un mot "Repose en paix Louis", quelques fleurs et un maillot, des hommages spontanés destinés à Louis Fajfrowski, le jeune ailier du Stade Aurillacois décédé vendredi 10 août au cours d’un match amical contre Rodez. Des anonymes, mais aussi des joueurs qui viennent en famille se recueillir.

Après un plaquage à l’heure de jeu, Louis Frajfrowski est apparu sonné, nécessitant l’intervention des soigneurs, mais il est sorti seul du terrain pour se rendre dans le vestiaire. C’est en présence du médecin qu’il a fait plusieurs malaises et est décédé malgré les soins apportés par le Samu.

Au lendemain de ce drame, après les réactions de tristesse et les messages de condoléances, des voix écoutées s’élèvent, comme celle d’Olivier Magne, ancien troisième ligne du XV de France, ex-sélectionneur des U20 et qui a été formé à Aurillac. "C’est très triste pour le rugby français" a lancé Olivier Magne dans l’émission les Grandes Gueules du Sport du RMC "Il faut attendre l’autopsie, ne pas tirer de conclusion hâtive. Mais il y a une évolution du sport professionnel en général. On va vers plus de vitesse, d’intensité, de violence… J’ai des enfants qui jouent au rugby, ils ont 8 et 12 ans et mon épouse m’a dit "je pense qu’ils ne vont plus y aller" alors qu’on aime ça, que c’est une formidable école".

Le parquet d’Aurillac a ouvert une enquête et une autopsie sera réalisée lundi à Clermont-Ferrand pour tenter de savoir s’il y a un lien entre le plaquage et le décès du joueur.
 

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