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A Aurillac, le leader de la CGT Philippe Martinez réagit au Plan santé du gouvernement

Philippe Martinez à Aurillac, dans le Cantal, le 19 septembre 2018. / © Baptiste Galmiche / France 3 Auvergne
Philippe Martinez à Aurillac, dans le Cantal, le 19 septembre 2018. / © Baptiste Galmiche / France 3 Auvergne

Alors que le gouvernement a présenté mardi 18 septembre son plan pour renforcer l’offre de soins en France, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, s’est déplacé à Aurillac, dans le Cantal, mercredi 19 septembre pour rencontrer et soutenir le personnel hospitalier.
 

Par Richard Duclos avec Baptiste Galmiche

En déplacement à Aurillac, dans le Cantal, Philippe Martinez a rencontré mercredi 19 septembre le personnel des services publics, et notamment le personnel hospitalier. Un déplacement qui a lieu au lendemain de la présentation par Emmanuel Macron de son plan santé : celui-ci contient 54 mesures, destinées à améliorer la qualité des soins et lutter contre les déserts médicaux. Mais il n’a visiblement pas convaincu le secrétaire général de la CGT :

"Le plan est à l’image de ce que le président fait pour le reste, déclare Philippe Martinez. Comme il ne connaît pas la vraie vie de ceux qui travaillent dans un hôpital, le plan présenté est plus de la communication qu’un plan qui va régler les problèmes."

Le plan sera doté d’un budget total de 3,4 milliards d’euros d’ici 2022, dont la moitié dédiée à la structuration des soins dans les territoires. Pas suffisant, juge le syndicaliste, pour qui cette somme est "une goutte d’eau par rapport aux besoins" :
 

Même si le chiffre peut paraître énorme ce n’est pas assez. Il n’y a aucune embauche prévue, alors qu’on voit bien que dans les services ce qui manque c’est des gens pour travailler, et la reconnaissance de leurs qualifications.


"Notre système de santé ne souffre pas d'abord d'un manque de financement. Il pèche par un vrai handicap d'organisation", a déclaré Emmanuel Macron en présentant ses mesures. Une phrase qui ne passe pas pour Philippe Martinez :
 

C’est une réaction de financier ça, pas la réaction de quelqu’un qui connaît la réalité des problèmes.


Et d’ajouter :
 

On abuse de la conscience professionnelle de ceux qui travaillent dans ces services en leur disant qu’ils sont mal organisés. On les culpabilise alors qu’ils sont déjà à bout. Il y a des tas d’arrêts de travail, pas parce qu’ils sont des fainéants, mais parce qu’ils n’en peuvent plus ! Je lui ai déjà dit au président de la République, "faites un stage à l’hôpital, vous verrez le problème".


"La santé ce n’est pas un coût, c’est un investissement"


La création de 4.000 postes d’assistants médicaux figure parmi les mesures annoncées. Elle entend décharger les médecins d’actes pouvant être faits par d’autres, comme une prise de tension ou une prise de température.
 

C’est le boulot des infirmiers ça, relève le leader de la CGT. Ils inventent quelque chose qui existe déjà, peut-être pour ne pas recruter plus d’infirmiers, et surtout pour ne pas payer [ces renforts] à la hauteur des diplômes d’infirmiers.


Selon la CGT, il faudrait pour pallier le problème d’effectifs recruter entre 100.000 et 300.000 personnes, dans l’administratif, le personnel soignant, les médecins.
 


"C’est une question de choix de société. A partir du moment où on considère que la santé est un coût, on ne vit pas dans le même monde. La santé ce n’est pas un coût, c’est un investissement. Pour soigner des gens on ne devrait pas regarder à la dépense."


 

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