A Aurillac, un chauffeur de bus agressé : “Il m’assène 7 ou 8 coups de poing sur le corps et sur la jambe”

Lundi 25 novembre, la plupart des bus d'Aurillac sont restés au dépôt car les chauffeurs exercent leur droit de retrait. / © L. Ribes / France 3 Auvergne
Lundi 25 novembre, la plupart des bus d'Aurillac sont restés au dépôt car les chauffeurs exercent leur droit de retrait. / © L. Ribes / France 3 Auvergne

Lundi 25 novembre, la circulation des bus est perturbée à Aurillac. Les chauffeurs de bus de la Stabus exercent leur droit de retrait suite à l’agression de l’un des leurs, samedi 23 novembre.
 

Par C. L avec Pascale Félix

Lundi 25 novembre, la plupart des bus de la Stabus, le réseau de transports d’Aurillac, ne circulent pas. La majorité des chauffeurs de bus ont décidé d’exercer leur droit de retrait.
Tout est parti de l’agression de l’un des leurs, samedi 23 novembre dans la soirée. Hugues Viarouge, le chauffeur victime de l’agression, raconte : « Il y a un jeune individu qui saute dans le bus. Il me frappe d’entrée avec un poing américain sur le front. Pour essayer de me défendre, j’arrive à me lever de mon siège, à basculer sur la droite, et à me plaquer contre la vitre. Il y a un petit portillon qui fait qu’il est à bout de bras mais il m’assène 7 ou 8 coups de poing sur le corps et sur la jambe. Je saigne un peu du front, je ne suis pas très atteint, mais j’arrive à passer une jambe par-dessus le portillon et à le repousser, à le tenir à distance ». La victime de l’agression ne comprend pas ce qui a déclenché la violence de son agresseur.

Ce n'est pas la première agression

Le syndicat CGT dénonce une augmentation de la violence depuis quelques temps. Patrick Moles, délégué CGT Stabus, explique : « Ce n’est pas la première agression. L’année dernière, en octobre, nous avons eu une agression sur une collègue. Une passagère l’a frappée. En novembre dernier, une collègue a vu passer un jeune avec un couteau à la main. Nous nous battons aujourd’hui pour les chauffeurs mais aussi pour les usagers, car nous avons un petit peu plus de violence, surtout verbalement ». Les chauffeurs ont demandé des renforts de contrôles dans les bus et la mise en place de caméras.

Des demandes à l'étude

« Ces demandes de matériel qui pourrait assurer la protection des conducteurs et des usagers vont être étudiées. Une nouvelle organisation de la présence humaine dans les bus va être examinée. Une formation à la gestion de conflits qui a déjà été dispensée pourrait être élargie. Tout cela va être chiffré et discuté avec la communauté d’agglomération d’Aurillac » assure Dominique Poulain, directeur de Stabus. Après cet exercice du droit de retrait, les chauffeurs de bus devraient reprendre le travail normalement mardi 26 novembre.
 
 

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