Cantal : portrait d’un agriculteur connecté

A Ytrac, dans le Cantal, Frédéric utilise les nouvelles technologies pour son métier d'agriculteur. / © Laetitia Théodore / France 3 Auvergne
A Ytrac, dans le Cantal, Frédéric utilise les nouvelles technologies pour son métier d'agriculteur. / © Laetitia Théodore / France 3 Auvergne

A Ytrac, près d'Aurillac, dans le Cantal, Frédéric est un agriculteur connecté. Des applications facilitent son travail au quotidien.
 

Par C. L avec Laetitia Théodore

A Ytrac, dans le Cantal, Fréderic Capsenroux est agriculteur 2.0. Sur son exploitation, il y a un outil dont Frédéric ne se sépare jamais : son smartphone et les applications qui vont avec. Il explique : « L’application que j’utilise le plus c’est Selso. Cela me permet de suivre l’ensemble de mon troupeau. Si on regarde cet animal numéro 92, je vais pouvoir sur l’application aller interroger par le numéro et je vais retrouver sa date de naissance, son pedigree et la généalogie de ses parents. Après ça va me servir aussi pour la période de reproduction qui va arriver, pour gérer les dates de saillies et les prochaines dates de vêlage ».

Des outils qui lui facilitent la vie

Frédéric n'est pas un geek, mais sur sa toute jeune exploitation, d'autres outils connectés lui facilitent la vie. Il souligne : « Là c’est une sonde à fourrage. Je l’utilise en période de récolte, au mois de juin et juillet. On les met tout simplement dans les bottes. Après on reçoit des notifications quand le fourrage chauffe, si la température fluctue, pour éviter les seuils critiques et avoir un risque d’échauffement voire d’incendie pour le fourrage rentré à ce moment-là ». Le dispositif, proposé par son assureur, lui a coûté 500 euros. Mais en échange, il bénéficie d'un rabais sur son assurance.

Des supports pour gagner du temps

Dans ses champs, son téléphone intelligent lui fait, là aussi, gagner beaucoup de temps et d'énergie. En un clic, où qu'il soit, il coupe et remet le courant dans ses clôtures. Frédéric conclut : « Si on est plus efficace, si on est plus rapide, et que ça soulage le travail au quotidien, je pense que c’est bénéfique ». Au printemps prochain,
Frédéric testera une nouvelle application de gestion des pâturages. Une aide à la décision, pour cet agriculteur autant connecté à la terre qu'au réseau Internet.
 

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