Coronavirus COVID 19. Production d’œufs dans le Cantal : « On ne peut pas répondre à toute la demande »

En raison du confinement lié au coronavirus COVID 19, la demande en produits alimentaires de base explose dans les grandes surfaces. Les œufs sont particulièrement prisés. Certains producteurs peinent à faire face à cette demande. Exemple dans le Cantal.
Dans le Cantal, le confinement lié au coronavirus COVID 19 provoque une hausse de la demande en oeufs, à laquelle ont du mal à faire face les producteurs.
Dans le Cantal, le confinement lié au coronavirus COVID 19 provoque une hausse de la demande en oeufs, à laquelle ont du mal à faire face les producteurs. © Mas&Delmas GAEC
Dans le Cantal comme partout en France, le confinement lié au coronavirus COVID 19 pousse les consommateurs à se tourner davantage vers les produits alimentaires de base. Parmi eux, les œufs sont très recherchés. Les producteurs locaux font face à une explosion de la demande, selon Hervé Mas, producteur et dirigeant de l’entreprise « Œufs d’ici », à Omps (Cantal) : « D’habitude, nous sortons environ 24 000 œufs par jour. Depuis le 15 mars, la demande a augmenté de près de 40%. Forcément, comme les restaurants ont fermé, les gens cuisinent plus, ils doivent aussi faire manger leurs enfants qui ne peuvent plus aller à la cantine. » Installé à Omps depuis 2005 avec son associé, c’est la première fois qu’Hervé Mas est confronté à une telle situation.

"Nous ne pouvons pas répondre à toute la demande"

« La grande distribution représente 80% de notre clientèle, ils sont très régulièrement en rupture de stock ces derniers temps. Nous avons pourtant 20 000 poules « plein air » et 9 000 poules « bio » au total, en comptant les élevages en intégration. Malgré tout, nous ne pouvons pas répondre à toute la demande », regrette Hervé Mas. L’éleveur affirme qu’augmenter la production dans des délais aussi courts est impossible : selon lui, créer un nouveau poulailler prendrait plus de 2 ans.

"On espère un réveil des consommateurs" 

Ce surcroît d’activité était à prévoir et Hervé Mas espère que l’engouement soudain pour ses produits aura un effet positif sur le long terme : « On espère un réveil du consommateur sur les avantages des produits locaux, et aussi pouvoir continuer à travailler avec la grande distribution. On espère qu’ils se rappelleront qu’ils étaient contents de nous avoir. » Selon lui, les 7 salariés d’ « Œufs plein air » travaillent d’arrache-pied pour pouvoir répondre au mieux à la demande.
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