Dysfonctionnements sur la ligne aérienne Paris-Aurillac : les élus en colère

Lundi 28 octobre, des passagers du vol Paris-Aurillac ont mis 18 heures pour rallier les deux villes. Après des retards à répétition, les élus du Cantal s’agacent de ces désagréments.
 

Reine, une étudiante cantalienne à Paris se souviendra longtemps de sa mésaventure. Lundi 28 octobre, elle se présente à 7h à l’aéroport d’Orly afin d’embarquer sur un vol Paris-Aurillac à 9h05. Elle raconte : « L’avion a été retardé une première fois, puis à 11h il a été annoncé à 13h, puis finalement annulé. A 16h, on nous proposait un vol, vol auquel je n’ai pas pu accéder. J’ai été rebasculée vers un Paris-Brive. J’ai refusé de prendre ce vol, préférant choisir le vol de 20h. Le vol a été retardé de 50 minutes. Ensuite, nous sommes partis. Le pilote a fait une tentative d’atterrissage mais n’a pas pu se poser à cause du brouillard. Finalement le pilote a décidé de se poser à Clermont-Ferrand. Il était alors 23h30. J’ai réussi à prendre un taxi qui avait été réservé. Je suis arrivée à Aurillac mardi matin à 1h45 ».

Une visite ministérielle annulée

Si Reine a joué de malchance, les passagers de la ligne Paris-Aurillac connaissent des dysfonctionnements à répétition depuis quelques semaines. Des dysfonctionnements dont la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, a aussi fait les frais lundi 28 octobre, annulant son déplacement à Murat. Les élus du Cantal s’agacent de ces désagréments à répétition sur la ligne Paris-Aurillac. Bruno Faure, président du Conseil départemental du Cantal, explique : « On est complètement dépités. On a l’impression d’être sacrifiés et d’être en France considérés comme des citoyens de seconde zone de la part de grandes entreprises. Depuis le 1er juin, il y a un nouvel exploitant. Les choses allaient mieux. On savait qu’il y aurait des perturbations à Orly à cause de travaux. On va demander des explications et rappeler à Air France et à la DGAC leurs engagements ». Il ajoute : « Je vais rappeler à la ministre des transports toutes nos craintes et le constat de l’abandon des territoires ».

Un manque de respect des obligations de service public 

Même son de cloche de la part du président de la communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac. Michel Roussy affirme : « C’est un sentiment de colère qui m’habite. Il s’agit d’un énième retard qui fait suite à une amélioration nette de la ligne suite à la nouvelle concession. On va réagir de façon commune avec le président du Conseil départemental du Cantal pour rappeler le manque de respect des obligations de service public ». Les deux élus s’accordent pour dire que la mise en place d’une troisième rotation sur la ligne est bénéfique. L’objectif cette année est de transporter 44 000 passagers sur les vols Paris-Aurillac.