Le collège judiciaire : une première en France pour des élèves d'Aurillac

A Aurillac, ce vendredi 22 mars, a été lancé un collège judiciaire. Chaque vendredi matin, lycéens et collégiens pourront aller à la rencontre des professionnels de la justice. Une manière d'ouvrir et de faire comprendre cette institution, souvent mal connue.

Monter les marches du tribunal, c'est une sensation que découvrent des collégiens d’Aurillac ce vendredi 22 mars. « Je n'irais pas souvent, je pense, alors ça me fait un peu bizarre », explique un élève. Une autre ajoute : « Ça fait bizarre, on n’a pas l’occasion souvent d’aller dans un tribunal avec le collège. » Accompagnés par leur professeur d'histoire-géo, les élèves s'installent dans la salle d'audience. Ils sont les premiers à tester le concept du collège judiciaire : une séance d'une heure, pendant laquelle le président du tribunal va répondre à toutes leurs questions. « Cela permet de les sensibiliser au monde de la justice, un monde souvent qu’ils méconnaissent, comme beaucoup de nos concitoyens français. C'est vraiment quelque chose qui les passionne, ils affectionnent beaucoup ce thème », se félicite Romain Achard, professeur d'histoire-géo au collège de Vic-sur-Cère.

Créer des vocations

Pour préserver la tranquillité des échanges, la rencontre a lieu à huis-clos, une heure pour tordre le coup à quelques idées reçues, mais surtout, construire une connaissance plus fine de la justice. Et à la sortie, certains s'y verraient bien, comme Candice : « J'ai adoré. Ça m’a montré ce qu’était le tribunal et ce qu’allait être mon futur travail si j’y arrive. J’ai adoré. »

Une première en France

Pour le président du tribunal Philippe Juillard, c'est une première plutôt réussie ! « Faire venir des jeunes et collégiens dans un tribunal a un sens. C’est de leur parler de la justice d’une manière dont ils n’ont pas l’habitude et leur parler de la justice dans un lieu symbolique. Les questions étaient pertinentes, intéressantes, variées, nombreuses, très nombreuses d’ailleurs. Je ne m’attendais pas à autant de questions ». Une première en France qui devrait devenir un rendez-vous, dans le Cantal.