Train de nuit Aurillac-Paris : un retour programmé d’ici deux ans

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Le train de nuit Aurillac-Paris sera de retour d’ici deux ans. Le Premier Ministre, Jean Castex, l’a confirmé dans une lettre adressée aux élus du Cantal le vendredi 14 janvier.

Jean Castex l’avait promis. Lors de son intervention devant les maires du Cantal réunis en assemblée générale le 30 octobre dernier, le Premier Ministre avait annoncé la réouverture du train de nuit entre Paris et Aurillac, tout en soulignant que la date de réouverture serait précisée très rapidement. Ce vendredi 14 janvier, dans un courrier adressé aux élus locaux, le Premier Ministre a confirmé cette relance du train de nuit d’ici deux ans. Ce train de nuit avait été supprimé au début des années 2000.  

170 voyageurs

Dans un communiqué publié le lundi 17 janvier, le préfet du Cantal, indique : « Au stade des travaux préliminaires qui ont pu être conduits par l’État avec les équipes de SNCF Voyageurs, la mise en œuvre de cette nouvelle desserte de nuit pourrait être assurée, grâce à la recomposition du train de nuit Paris-Rodez – (Albi) / Toulouse («l’Occitan »). Le train comprendrait des voitures pour Aurillac, qui seraient séparées à Brive-la-Gaillarde. A l’instar de ce qui existe aujourd’hui sur la desserte de Rodez et Albi, une composition de trois voitures (1 voiture de 1ère classe, 1 voiture de 2ème classe et 1 voiture avec places assises) pourrait accueillir environ 170 voyageurs jusqu’à Aurillac ».  

Un schéma de desserte à préciser

Le schéma de desserte, qui reste à préciser, pourrait se traduire par un arrêt aux gares aujourd’hui desservies par les TER, à savoir Puybrun, Bretenoux-Biars, Laval-de-Cère et Laroquebrou. L’État financera cette desserte dans le cadre de la convention d’exploitation des trains d’équilibre du territoire.

La réaction de la CGT

Dans un communiqué du 18 janvier, la CGT du Cantal indique : "Nous ne pouvons que nous réjouir de la remise en marche de cette desserte abandonnée en 2003. Pour autant, nous déplorons, encore une fois, l’oubli du Massif Central et de ses populations du Nord Cantal, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et de l’Allier. Le projet mis en oeuvre par le gouvernement écarte plusieurs centaines de milliers d’habitants auvergnats d’un accès à cette circulation nocturne pour rallier Paris".