Une collecte inédite de protections périodiques est lancée le 8 mars, à l’initiative du Centre d’information sur les droits des femmes du Cantal, pour lutter contre la précarité menstruelle. Pendant un mois, des points sont installés dans des magasins et des associations du département.

Dans le Cantal, une opération inédite contre la précarité menstruelle lancée le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, tout un symbole. « C’est un sujet tabou, on n’ose pas trop en parler » explique Agnès Bouysse, directrice du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) d’Aurillac. « Beaucoup de femmes pensent aux autres avant elles-mêmes, et manque de temps ou de budget, oublient parfois de s’occuper de soi ».
 

Pendant un mois, l’opération sera réalisée dans six supermarchés cantaliens aux côtés de la collecte nationale des Restos du Coeur : « Les gens pourront offrir des boîtes de petits pois, mais aussi des boîtes de tampons, des serviettes ou des cup, et les déposer à la sortie du magasin ». Avec des dons des enseignes en supplément, le CIDFF espère pouvoir constituer un stock suffisant pour l’année, et espère mutualiser avec d’autres associations locales, comme le Secours Populaire, le Secours Catholique et les Restos du Cœur, qui proposeront eux aussi une boîte de collecte. Pour ceux qui ne peuvent se déplacer et veulent faire un don de chez eux, une cagnotte en ligne a été également ouverte.
 

« Les femmes avec des fins de mois difficiles ont aussi leurs règles »


Si la précarité menstruelle n’est pas propre au département, « dans le Cantal, ça concerne plutôt des femmes en situation professionnelle précaire (en temps partiel, en recherche d’emploi ou en situation monoparentale), qui ont du mal à boucler les fins de mois » selon la directrice du CIDFF Aurillac.

L'opération veut apporter un soutien concret aux femmes, mais aussi sensibiliser les consciences sur le coût des produits. Si la TVA sur les produits de protection hygiénique est passée de 20 à 5,5% depuis 2015, ils restent un coût : « Sur une vie, la protection hygiénique représente 8000 à 10 000 euros pour une femme », rappelle Agnès Bouysse.

L'initiative de collecte contre la précarité menstruelle a été également lancée cette année dans le département voisin de la Haute-Loire.
 
Les points de collecte dans le Cantal
* Aurillac : CIDFF / Emmaüs / Restos du Coeur
* Saint-Flour : Emmaüs / Restos du Coeur / Secours Populaire
* Mauriac : Restos du Coeur / Secours Populaire
* Massiac : Restos du Coeur
* Maurs : Restos du Coeur / Secours Catholique
* Murat : Restos du Coeur
* Ydes : Restos du Coeur / Secours Catholique 
* Riom es Montagnes : Secours Catholique 
* Montsalvy : Secours Catholique 
* Saint-Cernin : Secours Catholique 
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