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Comment le Cantal lutte contre la prolifération des campagnols

Le campagnol terrestre dévaste les cultures. / © MaxPPP/Jean-Louis Gorce
Le campagnol terrestre dévaste les cultures. / © MaxPPP/Jean-Louis Gorce

La préfecture du Cantal a rendu obligatoire, mardi 8 janvier, la mise en œuvre de mesures pour lutter contre le campagnol terrestre pour tout exploitant de prairies. 

 

Par D.Cros

Les campagnols terrestres font de considérables dégâts dans les cultures. Connus également sous le nom de rats taupiers, ils dévastent les praires et détruisent les récoltes. Ils se déplacent sous terre et dévorent tout ce qu'ils trouvent au grand désespoir des jardiniers et des agriculteurs. Et une fois installés, il est très difficile de les déloger.

C’est pour cette raison que la préfecture du Cantal a publié, le 28 décembre 2018, un arrêté visant à contrôler la prolifération de ces petits rongeurs.
 

En 2015 et 2016, à cause d’une forte pullulation de campagnols le département a connu des pertes économiques importantes dans les exploitations concernées. Afin de prévenir un nouveau pic d’infestation, "la lutte doit être précoce, raisonnée et collective dans les zones considérées à risque" souligne la préfecture. 

Ces opérations relèvent d’un dispositif de lutte collective coordonné par la fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (FREDON) sous le contrôle du service régional de l’alimentation de la direction régionale de l’alimentation de l’agriculture et de la forêt d’Auvergne-Rhône-Alpes (DRAAF). Voici quelques mesures proposées : lutte contre les taupes, piégeage, traitement en basse densité ou encore travail du sol. 

Sur le site de la FREDON, il est indiqué que pour cette espèce invasive, la prévention et la surveillance sont un pilier important de la lutte contre la prolifération. Les campagnols ont un impact sur l’environnement car ils bouleversent la flore. Ils sont également une menace sanitaire pour les bêtes et l’homme avec l’echinococcose alvéolaire ou les risques de poumon fermier. Enfin, ils engendrent des pertes financières atteignant en moyenne 8.000 euros par exploitation et pouvant s'élever jusqu'à 25.000 euros.

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