INSOLITE. Il sillonne les routes du Cantal avec son garage ambulant

Depuis le 1er novembre, un mécanicien ambulant parcourt les routes du Cantal au volant de son garage mobile. Après avoir été mécanicien dans la Marine nationale et sur poids lourds, Jérémy Marjoux a déjà fait plus de 10 000 km pour dépanner ses clients.

Depuis 6 mois, Jérémy Marjoux est un garagiste ambulant sur les routes du Cantal.
Depuis 6 mois, Jérémy Marjoux est un garagiste ambulant sur les routes du Cantal. © Laëtitia Théodore / FTV

Chaque jour, Jérémy Marjoux, mécanicien ambulant, fait voyager son atelier de mécanique aux 4 coins du département du Cantal. Ce matin-là, c'est sur un parking qu'il commence sa journée. Le garagiste de la cliente a pris sa retraite et il est difficile pour elle d'en trouver un nouveau, proche de chez elle et surtout dans son budget. Karine Nugou explique : « Dans un garage, j’en aurais eu pour 150 euros. Avec Jérémy, ça me coûte moins de 100 euros ».

 Ca arrange les clients

L’intervention s’effectue en bas de chez elle et sans attente superflue. Jérémy Marjoux, ancien mécanicien dans la Marine nationale et sur poids lourds, souligne : « Ca arrange les clients, surtout à l’heure actuelle avec les problèmes de COVID car ils restent chez eux. Les gens n’ont plus le temps d’aller au garage. C’est une histoire de facilité ». Il ajoute : « J’ai lancé le garage suite à la demande de nombreuses personnes. Elles ne voulaient plus se déplacer au garage. C’était un bon point pour moi. Le diagnostic en présence de la personne est aussi très utile. Par exemple, les garages vont garder longtemps une voiture car il y a plusieurs pièces à changer. Les personnes sont dans l’ignorance. Moi je suis à côté et je peux montrer et expliquer au client. Je pratique aussi des tarifs attractifs car je n’ai pas les frais d’un atelier, je n’ai qu’un camion ».
 

Il sillonne les routes du Cantal avec son garage ambulant

J’économise entre 50 et 100 euros

Jérémy a lancé son activité il y a 6 mois. Sans publicité, ce sont les réseaux sociaux qui ont activé le bouche à oreille. Une aubaine pour Philippe, son deuxième client de la journée. L'un des véhicules de l’artisan est en panne. Impossible de le déplacer jusqu'au garage le plus proche, à 10 km de là. Philippe Lescure indique : « Là il faudrait le dépanneur et le camion serait venu. Le garage est à 10 km. Mais il faut payer le camion qui doit venir et les réparations sur place. Là, c’est avantageux. J’économise entre 50 et 100 euros ». Le diagnostic de Jérémy est rapide : une durite et une pompe sont à changer. Il précise : « Je vais pouvoir récupérer la pièce dès demain matin. Je pourrai réparer le véhicule dans la foulée ». Après un mois et demi d'immobilisation, la voiture qui affiche 350 000 km au compteur pourra à nouveau rouler.
 

 

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