Alors que la profession doit faire face à une crise des prix de la viande, la fête du boeuf de Pâques dimanche 13 mars à Lafeuillade-en-Vézie dans le Cantal a permis aux éleveurs dont les animaux étaient sélectionnés de réaliser une plus-value appréciée. 

C'est une vente aux enchères qui se déroule encore en franc. Mais une fois la conversion faite, un constat s'impose : les prix sont bien supérieurs à ceux pratiqués habituellement, 6 euros du kilo en moyenne, soit 2 euros de plus que sur les marchés classiques. De quoi réconforter (un peu) les éleveurs, confrontés actuellement à des prix d'achat de la viande jugés trop bas.

Le prix de la qualité

Lors de cette fête du boeuf de Pâques, à Lafeuillade-en-Vézie, dans le Cantal, 49 bovins étaient mis à la vente. Des bêtes sélectionnées sur des élévages situés dans un périmètre proche.
"Le consommateur veut aujourd'hui une viande de qualité. Ca passe avant tout par un prix. Et comme on l'a démontré aujourd'hui, pour acheter une viande de qualité, il faut y mettre le prix", souligne Pierre Laceppe, technicien au sein du Herd Book Salers. 
"Ce n'est pas les cours qu'on a en ferme", observe Sébastien Robert, du GAEC de Puniejoul Marcolès, "il faut inciter à produire de la qualité, il y a une place pour les marchés comme ça", affirme-t-il.

Un champion vendu près de 12 euros du kilo

Organisée depuis six ans, la fête du boeuf de Pâques est un rendez-vous prisé des professionnels de la viande, qui attire des vendeurs, mais aussi des acheteurs de plus en plus en plus nombreux. L'animal désigné champion Suprême a été adjugé ce jour-là près de 12 euros du kilo.
Le boeuf de Pâques, c'est une tradition pour le consommateur. C'est aussi une vente aux enchères organisée depuis 6 ans à Lafeuillade-en-Vézie dans le Cantal. Avec des prix supérieurs aux marchés classiques. Intervenants : Pierre Laceppe, technicien Herd Book Salers ; Sébastien Robert, GAEC de Puniejoul Marcolès ; Jean Marc Guibert, boucherie Guibert Prax Lafeuillade