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Prix des carburants : dans le Cantal, des salariés racontent leurs difficultés

Face à l'augmentation du prix des carburants, certaines sociétés, comme cette entreprise aurillacoise de services à la personne, ont dû faire des concessions. / © Christian Darneuville / France 3 Auvergne
Face à l'augmentation du prix des carburants, certaines sociétés, comme cette entreprise aurillacoise de services à la personne, ont dû faire des concessions. / © Christian Darneuville / France 3 Auvergne

La grogne s'installe autour des prix à la pompe. Le Cantal n'est pas épargné. Un appel à bloquer les routes a été lancé pour le 17 novembre 2018. Le gouvernement pourrait faire un geste. En attendant, chacun tente de s'adapter, comme cette entreprise aurillacoise de services à la personne.
 

Par C. L avec Christian Darneuville

Véronique Pouvesle est salariée au sein d'une entreprise aurillacoise de services à la personne. Elle livre les repas à domicile et fait le plein au moins une fois par semaine. Elle a constaté les hausses des prix des carburants. Elle explique : "Avant je faisais un plein pour 50 à 55 euros. Là mon plein est autour de 75 euros, sachant que j'en fais un toutes les semaines ou qu'il ne me fait pas toute la semaine".
 

Des efforts concédés face à la hausse des prix des carburants



Même constat pour sa collègue Maria Mendès. Elle est auxiliaire de vie et dispose d'une voiture de fonction qu'elle utilise pour travailler et pour son usage personnel. Elle travaille chez 16 clients différents. Elle raconte : "J'ai une carte d'essence. En ce moment j'ai 80 euros par mois. Avant ça me suffisait et aujourd'hui je suis obligée de rajouter de ma poche 30 euros par semaine. S'il me manque 2 semaines je suis obligée de rajouter 60 euros". La société qui emploie les deux femmes compte 22 véhicules pour 30 salariés dans sa flotte. Pour faire face à la hausse des dépenses de carburant, sa directrice, Marie Tivary, a multiplié les efforts.
 

Vers une flotte hybride ou électrique



Elle affirme : "Le premier c'est l'augmentation de la carte carburants qui est donnée à tous nos salariés. Ce montant est passé de 60 euros en 2017 à 80 euros en 2018. La deuxième mesure, appliquée depuis 2010, c'est la sectorisation des interventions pour que les salariés passent moins de temps en trajets d'intervacations. Ensuite, en fonction de nos zones d'intervention, nous avons une durée minimum d'intervention".
Face à l'ampleur du problème, la société aurillacoise pourrait s'orienter vers une flotte hybride ou électrique. Certaines salariées se disent prêtent à manifester en tant qu'automobilistes dès le 17 novembre.

 

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