CARTE. Elections départementales 2021 : en Auvergne découvrez les candidats dans votre canton

Les listes des binômes des candidats aux élections départementales des 20 et 27 juin 2021 ont été publiées par les préfectures du Puy-de-Dôme, de l’Allier, de la Haute-Loire et du Cantal. La campagne est maintenant lancée pour un peu plus de 6 semaines.

Les Français voteront les 20 et 27 juin pour renouveler tous leurs conseillers départementaux.
Les Français voteront les 20 et 27 juin pour renouveler tous leurs conseillers départementaux. © S. Naissant -FTV

Les candidats aux élections départementales de juin 2021 avaient jusqu’au 5 mai pour faire acte de candidature auprès des préfectures de leurs départements. Après avoir vérifié les identités et l’éligibilité de chacune et chacun d’entre eux, elles ont publié les listes des binômes et de leurs remplaçants. Tour d’horizon dans les 4 départements d’Auvergne.

Les conseillers départementaux sont élus dans chaque canton par deux, un homme une femme qui constituent des équipes complétées par deux remplaçants en assurant la mixité. Découvrez-les dans chaque canton grâce à cette carte interactive. 

 

234 candidats dans le Puy-de-Dôme

Avec 31 cantons, c’est le département qui enregistre le plus de candidats pour ces élections au conseil départemental : ils sont 234 à solliciter les suffrages des électeurs qui ne manqueront pas de choix, jusqu’à 7 binômes dans le canton de Clermont-Ferrand 4, mais 2 seulement dans les cantons de Billom et Vic-le-Comte.

Le Puy-de-Dôme est un département où il faut s’attendre à du changement dans la future assemblée car le président sortant Jean-Yves Gouttebel a décidé de ne pas se représenter, un choix fait également par certaines figures de la politique départementale comme Jean Ponsonnaille (Chamalières), Pierre Danel (Clermont-Ferrand 3), Pierrette Daffix-Ray (Saint-Eloy-les-Mines) et Annie Chevaldonné (Thiers), ils sont 16 au total. Mais la tendance pour beaucoup est à la recherche d’un nouveau mandat : on trouve des sortants candidats dans 27 des 31 cantons comme Flavien Neuvy (Cébazat), Alexandre Pourchon (Clermont 1), Bertrand Pascuito (Cournon-d’Auvergne), Bertrand Barraud (Issoire), les sénateurs Eric Gold (Maringues) et Jean-Marc Boyer (Orcines), Gérard Bettenfeld (Pont-du-Château), Lionel Gay (Sancy).

Des candidats qui se présentent sous une quinzaine d’étiquettes politiques, avec comme courants principaux une droite unifiée regroupée dans l’Union des républicains et indépendants, une gauche désormais réunifiée, portant le nom d’Union départementale de la gauche, le Rassemblement National qui sera présent dans les 31 cantons et la majorité présidentielle et ses alliés (qui ne seront pas représentés partout).

L’union à gauche dans l’Allier

Pour tenter de reconquérir le département de l’Allier qu’elle avait perdu au profit de la droite et du centre-droit en 2015, la gauche mise cette année sur une large union regroupant le PS, le PCF, Place Publique, le PRG, EELV, Génération.s et Cap écologie présente dans 18 des 19 cantons du département car elle sera absente dans le canton de Lapalisse.

Quelques noms attirent l’attention : celui de l’ancien sénateur Gérard Dériot (Bourbon-L’Archambault) qui fut président du département de 1992 à 2008 et qui ne sollicite pas de nouveau mandat, tout comme le maire de Vichy Frédéric Aguilera (Vichy 2), celui de Jean-Paul Dufrègne (Souvigny) qui sera cette fois-ci candidat comme remplaçant. Le président de l’assemblée départementale Claude Riboulet sollicite sa réélection dans le canton de Commentry, comme Jean-Sébastien Laloy à Cusset, alors que Sylvie Sartirano qui fut candidate aux dernières municipales à Montluçon repart en campagne dans le canton de Montluçon 3.

En Haute-Loire, des candidats presque élus

Le département de la Haute-Loire est celui parmi les 4 d’Auvergne qui compte le plus de candidats qui ne trouveront pas d’opposition. C’est le cas dans le canton de Boutières où le président Jean-Pierre Marcon ne se représente pas, le binôme y sera constitué de la sortante Brigitte Renaud et d’Olivier Cigolotti.

Dans le canton du Mézenc également les électeurs n’auront pas d’autre choix que de réélire Philippe Delabre et Nathalie Rousset, situation identique pour Jean-Marc Boyer et Marie-Pierre Vincent (Saint-Paulien), dans le canton du Velay Volcanique où Rémi Barbe rejoint la sortante Marie-Laure Mugnier sans avoir d’opposition et dans le canton du Plateau du Haut-Velay Granitique.

Outre le départ du président, on note celui du député et conseiller régional Jean-Pierre Vigier (Pays de Lafayette) et de Marc Boléa dans le canton du Puy-en-Velay 1 où le maire de la ville Michel Chapuis sera candidat.

A noter que dans 4 des 19 cantons du département, ceux de Deux Rivières et Vallées, de Monistrol-sur-Loire, du Puy-en-Velay 3 et d’Yssingeaux, aucun candidat sortant ne se représente, il y aura donc là un renouvellement total du personnel politique et qu’à l’inverse 6 binômes complets repartent ensemble (Brioude, Mézenc, Plateau du Haut-Velay Granitique, Puy-en-Velay 2, Saint-Paulien et Velay Volcanique).

Dans le Cantal, un duel droite-gauche

Si la majorité de droite et ses alliés peut envisager être reconduite au soir du 2ème tour dans un département qui vote traditionnellement pour elle, elle aura tout de même à affronter une gauche largement rassemblée dans 12 des 15 cantons.

Car Aurillac semble être une exception, faute d’un accord entre le PS et le PCF, il n’y aura pas de liste unique de gauche dans les 3 cantons de la ville. Et dans le second canton, on rejouera peut-être le final des élections municipales de 2020 qui avaient vu s’affronter Pierre Mathonier (PS) qui espère obtenir son premier mandat au conseil départemental et son challenger Jean-Antoine Moins (LR).

Les absents de cette élection seront le Rassemblement National et La République En Marche qui ne présentent pas de candidats sous leur étiquette.

Parmi les personnalités locales si Vincent Descoeur (Arpajon-sur-Cère), Alain Calmette (Aurillac 3), Christiane Meyroneinc (Saint-Flour 2) et Annie Delrieu-Tourtoulon (Vic-sur-Cère) se représentent, le sénateur Bernard Delcros ne sollicite pas le renouvellement de son mandat départemental.

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