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Chasse : quels sont les contrôles ?

Grâce aux contrôles, le nombre d'accidents de chasse a baissé de près de moitié en 20 ans selon l'ONCFS. / © HENRI PORCHIER / MAXPPP
Grâce aux contrôles, le nombre d'accidents de chasse a baissé de près de moitié en 20 ans selon l'ONCFS. / © HENRI PORCHIER / MAXPPP

Un chasseur abattu dans la Meuse, un vététiste tué en Haute-Savoie : depuis le début du mois d'octobre les accidents de chasse se sont multipliés. L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage rappelle que ses agents procèdent à des contrôles réguliers.

Par Catherine Lopes

Après le décès d'un vététiste britannique de 34 ans, touché par une balle perdue, l'émotion est vive et la chasse est montrée du doigt.

Parmi l'ensemble des agents en charge du contrôle de la police de la chasse, les agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage sont les principaux garants du respect des bonnes pratiques cynégétiques. "Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, on compte entre 8 et 14 agents par département habilités à effectuer des missions de police de la chasse, ce qui représente environ 70% de leurs fonctions" explique Philippe Cornet, correspondant régional de l'ONCFS en matière de sécurité. Il rappelle que lors de ces contrôles décidés conjointement par la Préfecture et l'ONCFS, ces agents ont la possibilité de dresser des procès-verbaux.


Tests d'alcoolémie ?


Lors d'un contrôle, les agents inspectent l'organisation globale de la chasse, les permis de chasse sont vérifiés, ainsi que les armes et les équipements appropriés. Ainsi, ils veillent à ce que le bon type d'armes soit adapté au gibier : par exemple, le cerf ne se chasse pas avec de la grenaille de plomb mais avec des balles. En revanche, les agents de l'ONCFS ne sont pas "habilités à pratiquer des tests d'alcoolémie". Il poursuit : "Nous menons des contrôles surtout pour faire de la prévention, expliquer les dangers auxquels s'exposent les chasseurs et réprimer éventuellement les infractions". Les infractions les plus courantes sont le défaut d'équipement fluorescent et le défaut de balisage de la zone chassée.
 

Ne pas tirer à hauteur d'homme



Philippe Cornet rappelle quelques consignes de sécurité essentielles : "Nous préconisons le port de vêtements très visibles, la couleur orange étant la plus adaptée. Il faut aussi veiller à ne pas tirer sans avoir identifié formellement ce que l'on vise. Il faut bien sûr assurer un tir fichant, c'est-à-dire qu'au moment où on exerce le tir, on doit visualiser la destination de la balle". Le correspondant régional de l'ONCFS en matière de sécurité souligne que le respect d'un angle de tir de 30 degrés est préconisé, afin d'éviter les ricochets. De plus, il ne faut pas tirer à hauteur d'homme ni en direction des routes ou des habitations.


Un nombre d'accidents en baisse


Malgré ces consignes, les accidents de chasse peuvent se produire.
Il faut noter que si plusieurs d'entre eux ont défrayé la chronique, la tendance est à la baisse. Ainsi pour la saison 2017-2018 l'ONCFS a relevé 113 accidents de chasse, dont 13 morts, alors que pour la saison 1999-2000, il a compté 232 accidents, dont 39 morts.
Pour Philippe Cornet, si ces chiffres sont meilleurs, c'est grâce aux contrôles et à l'examen du permis de chasse.

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