Des chercheurs de l'université de Genève découvrent un mélange “prometteur” contre le cancer

Des chercheurs de l'université de Genève ont découvert un mélange détruisant les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines. Photo d'illustration. / © Jérémie FULLERINGER / MAXPPP
Des chercheurs de l'université de Genève ont découvert un mélange détruisant les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines. Photo d'illustration. / © Jérémie FULLERINGER / MAXPPP

Un mélange de traitements à faible dose ciblant les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines a été mis au jour par des chercheurs de l'université de Genève, annoncent-ils ce mercredi. Cette nouvelle formule est toujours en phase de test.

Par M.D.

Des chercheurs de l'université de Genève (UNIGE) ont découvert un mélange de médicaments permettant de détruire les cellules cancéreuses sans affecter celles qui sont saines, ont-ils annoncé mercredi 23 octobre. Cette nouvelle formule est particulière dans la mesure où elle cible les cellules tumorales tout en étant composée de traitements à faible dose. Toujours en phase de test, elle a été brevetée.

Les traitements actuels permettent d'éradiquer les cellules touchées par la maladie mais comportent de nombreux effets négatifs comme une résistance accrue aux médicaments. "L'objectif principal est de réduire les doses de médicaments afin d'éviter toute résistance", explique Patrycja Nowak-Sliwinska, professeure à l'Institut des sciences pharmaceutiques de Suisse occidentale et à l'UNIGE. Après avoir étudié 200 combinaisons de médicaments antitumoraux, ils ont découvert un "mélange très prometteur" de quatre composants appelé C2.
 
Nommé C2, un mélange de médicaments tue jusqu'à 20 fois plus de cellules cancéreuses que les autres combinaisons. / © UNIGE
Nommé C2, un mélange de médicaments tue jusqu'à 20 fois plus de cellules cancéreuses que les autres combinaisons. / © UNIGE

"Nous avons pu éliminer les formules qui ne détruisaient pas les cellules malades ainsi que celles ayant également un impact sur les cellules saines", relate la professeure Nowak-Sliwinska qui a utilisé un nouveau procédé permettant de "tester simultanément ces différentes combinaisons in vitro", à la fois sur une cellule cancéreuse et sur une cellule saine.

 

Mélange moins agressif


La combinaison C2 s'est imposée, les chercheurs ayant constaté qu'elle détruisait "jusqu'à 20 fois plus de cellules cancéreuses que d'autres, tout en épargnant les cellules saines", rapporte Patrick Meraldi, professeur au département de physiologie cellulaire et de métabolisme à la faculté de médecine de l'UNIGE.
 

"L'équilibre entre la destruction des cellules cancéreuses et les dommages collatéraux infligés aux cellules saines est toutefois un défi constant", peut-on lire dans un communiqué de l'université, le mélange devant être "agressif" pour être efficace. Contrairement aux traitements déjà sur le marché, la formule brevetée par les chercheurs genevois est moins agressive.

Mais ce mélange de médicaments n'en est encore qu'à sa phase de test. Après avoir déposé un brevet, les chercheurs effectuent des essais in vivo sur des souris pour pouvoir "observer les effets de cette nouvelle formule sur tout le corps et pas seulement sur une cellule isolée". Les résultats de cette nouvelle phase détermineront la mise sur le marché du traitement.

 

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