Les chiffres de la précarité dans l'agglomération de Grenoble

L'INSEE publie un rapport de recherche sur la précarité en zone urbaine. A Grenoble et dans son agglo, l'institut a dénombré 40.000 ménages pauvres qui sont inégalement répartis sur le différentes communes. Le sud de la ville, Echirolles et Saint-Martin-d'Hères comptent davantages de ménages précaires.

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D'après les cherrcheurs de l'INSEE, le dynamisme économique de l'agglomération grenobloise fait qu'on y trouve moins de ménages en situation de fragilité qu'ailleurs, aussi bien en matière de pauvreté que de difficultés d'accès à un emploi de qualité. La population en situation précaire est géographiquement assez concentrée, notamment dans les quartiers d'habitat social, qui recouvrent largement les quartiers de la politique de la ville, mais aussi, dans une moindre mesure, dans le centre de Grenoble.

Revenus moyens plus bas, mais moins de pauvreté qu'à Lyon

Sur le territoire de Grenoble-Alpes-Métropole, le revenu moyen des habitants est inférieur à celui du Grand Lyon, mais les indicateurs de précarité y sont plus bas, qu'il s'agisse de la précarité financière, des difficultés liées à l'accès à l'emploi ou des fragilités familiales. Pour autant, l'agglomération de Grenoble n'est pas exempte de ménages en situation de précarité ; près de 40 000 sont en dessous du seuil de bas revenus, et le taux de chômage dépasse 10 %.


Echirolles cumule les indicateurs de précarité

Au sud de Grenoble, Échirolles est la commune qui cumule le plus d'indicateurs de précarité. Échirolles est aussi la commune qui compte la plus forte densité de logements sociaux : 35 % du parc des résidences principales. Elle prend place parmi un ensemble de communes à dominante populaire qui va de Pont-de-Claix à Saint-Martin-d'Hères en passant par Eybens, en lien avec un taux de logements sociaux qui, pour chacune, dépasse la moyenne l'agglo. À Saint-Martin-d'Hères, on trouve également une large population étudiante souvent confrontée à des situations particulières de précarité : faibles revenus (bourses, familles, …) éventuellement complétés par des emplois à temps partiel.

Grenoble présente un profil plus complexe, comme c'est souvent le cas des centres d'agglomération. On y retrouve d'abord la précarité urbaine typique des grands ensembles de logement sociaux à la Villeneuve, au village Olympique, à Teisseire, mais aussi dans deux quartiers plus petits : le Mistral à l'ouest et Notre-Dame au nord.

Dans Grenoble, étudiants, personnes âgées et travailleurs pauvres

Il y a également dans le centre de Grenoble des zones de précarité plus diffuses. Elles sont situées dans le centre ancien mais aussi de part et d'autre du cours Berriat. Au sein de logements de petite taille, la population précaire est surtout composée de personnes seules, comprenant des étudiants, des jeunes actifs, des travailleurs pauvres et des personnes âgées isolées. En revanche, les familles avec enfants y sont rares. Le parc de logements, en majorité du locatif privé dont une partie se trouve dans un état médiocre, nécessite la mise en œuvre de politiques urbaines et sociales multiples. Finalement, le centre héberge une population diversifiée, les moins favorisés partageant l'espace avec des ménages sans difficulté, dans une forme de mixité sociale courante au sein des centres villes.

L'étude de l'INSEE est consultable en ligne dans son intégralité.