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La chimie investit 1 milliard d’euros dans trois plate-formes iséroises

Près d’un milliard d’euros son investis par les entreprises de la chimie et de l’environnement en Isère, sur la période 2012-2017.  Un apport qui pourrait bien renforcer la région Rhône-Alpes dans sa position de leader français de la production en chimie. 
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500 millions d'euros pour les Roches-Roussillon, 300 millions pour le Pont-de-Claix, et 150 millions pour Jarrie : voici les montants des différents investissements réalisés au sein des trois plate-formes chimiques iséroises. Dans le département, l'industrie chimique emploie plus de 5000 salariés. 

Hexcel, leader américain de la fibre de carbone, implante une usine aux Roches-Roussillon


Caractérisée par une chimie variée (chimie du phénol, du soufre, des phosphates, de la méthionine, des intermédiaires de silicones, etc.), plus de 150 M€ d'investissements sont dédiés à la fiabilité, à la sécurité et à l'environnement. Mais le plus gros de l'investissement, ce sont 350 M€ qui sont consacrés à différents projets depuis 2012 :
- l'américain Hexcel, qui implante en Isère sa première usine européenne de fabrication du précurseur de polyacrilonitrile (PAN), matière première de la fibre de carbone, ainsi qu'une ligne de fabrication de cette fibre. Construction de l'usine prévue pour 2015, démarrage industriel pour 2018, pour un effectif de 120 collaborateurs. (200M€)
- le projet Ronald de l'entreprise Adisseo (nutrition animale), qui construit de nouveaux stockages enterrés d'ammoniac pour améliorer la sécurité (8M€)
- le projet Europe2, qui correspond a l'augmentation de la capacité de production d'Adisseo (100M€)
- Novacyl, producteur d'acide salicylique et de salicylate de méthyle (produit utilisé en cosmétique et en pharmacie), construit une unité neuve et souhaite augmenter sa capacité (18M€)
- le projet Robin de Sita, filiale de Suez-Environnement, qui inaugure une nouvelle unité destinée à alimenter en énergie verte et locale 15 industriels de la plate-forme chimique (18M€)
- l'entreprise Ecoat, implantée depuis cette année, qui construit une unité de production de liant de peinture à partir de matière première renouvelable (2M€) 

Joëlle Seux, directrice de l'AEPI Isère, se réjouit de l'arrivée d'Hexcel et d'Ecoat sur Roches-Roussillon sur le site en 2014. Deux entreprises que l'Agence d'Etude et de Promotion de l'Isère avait accompagnées : "Ces deux résultats sont deux beaux projets de développement industriel. Ils confirment que les plate-formes chimiques répondent aux besoins d’implantation des entreprises, dans leur mutualisation des flux, de l’énergie et des déchets ainsi que dans leur capacité à faciliter les aspects réglementaires liés aux risques (c’est le cas d’Ecoat). Ils confirment également l’attractivité du département de l’Isère dans un contexte international très concurrentiel puisque ce ne sont pas moins de 71 sites à travers le monde qui ont été étudiés par Hexcel".


500 M€ pour les plates-formes de Jarrie et du Pont-de- Claix (Grenoble Chemical Park)


Situées dans le sud de l’agglomération grenobloise, les deux plate-formes étaient destinées à la production de chlore, à l'origines. Aujourd'hui, elles sont mondialement connues pour leurs compétences dans la chimie du chlore et de ses dérivés (isocyanates et chimie des polyuréthanes, eau oxygénée…). Les sites Pont-de-Claix et Jarrie sont en phase de forte modernisation, avec de nouvelles électrolyses du sel permettant d’accéder à une production de chlore, de soude et d’hydrogène plus sûre et plus compétitive.

L’unité d’Arkema Jarrie a déjà démarré en 2014 (investissement de 100 M€), celle de Vencorex démarrera en 2016. Cette dernière développe des isocyanates de spécialités à forte valeur ajoutée destinés au marché des peintures, vernis et revêtements (applications aéronautiques, automobiles, électronique, téléphonie…). Autre projet : Isochem, qui se consacre à la fabrication à façon d’une spécialité chimique utilisée pour la production d'un polymère technique.

Première région française de production chimique, la région Rhône-Alpes concentre 20% des chercheurs et 25% des dépenses de recherche. 
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