Chronique d'une grève annoncée chez le géant de l'informatique ATOS à Grenoble et Echirolles

Après l'annonce d'un gel des salaires par la direction d'ATOS, un soupçon de discrimination des salariés de plus de 55 ans inquiète désormais les salariés. L'intersyndicale a donc appelé à une grève sur l'ensemble des sites, y compris à Grenoble et Echirolles où 1.000 personnes sont employées. 

C'est un document révélé par la CFDT qui a mis le feu aux poudres. Dans ce courrier adressé à la DRH et aux dirigeants du Groupe, le responsable des contrats internes conseille de "ne plus accepter: les salariés qui refuseraient une mobilité géographique contrainte; les salariés n'ayant pas des résultats au-dessus des critères de performances établis par la Direction, etc…"

Comme si cela ne suffisait pas, le manager précise que "les salariés âgés de plus de 58 ans ne sont plus acceptés dans le Groupe" et qu'il faut "s'en débarrasser".

La CFDT rapporte que Jean-Michel Estrade, le directeur des Ressources Humaines, "n'a, à aucun moment, démenti cette communication, ne s'en est pas du tout
offusqué et a ramené cela à une simple maladresse". Et le syndicat d'ajouter: "Profitons de la mobilisation actuelle contre le gel des salaires et la réduction des RTT, pour démontrer que sans les femmes et les hommes qui contribuent chaque jour à la réussite du Groupe, ATOS n'existerait pas." 

L'intersyndicale a donc décidé de se mobiliser, ce mardi, sur l'ensemble des sites en France, dont les sites de l'agglo de Grenoble. A partir de 13h30, une Assemblée Générale est prévue sur le parvis. A 14h30, une délégation espère rencontrer la direction, avant une manifestation dans le quartier Bouchayer. 

D'après le délégué de la CFDT, la grève devrait être "plutôt suivie", au moins par la moitié des effectifs. Sur le site de Grenoble, 600 personnes sont employées, ils sont 400 à Echirolles.