Coronavirus Covid 19 : pas de retour de la Ligue 1 de football avant le 15 juin selon Bernard Caïazzo

Lyon et Marseille : deux clubs qui ont choisi de bénéficier de la clause de chômage partiel pour leurs personnels. Ici : Coupe de France : Quart de finale, match entre Olympique Lyonnais OL contre Olympique de Marseille OM au Groupama Stadium / © Frédéric SPEICH/maxPPP
Lyon et Marseille : deux clubs qui ont choisi de bénéficier de la clause de chômage partiel pour leurs personnels. Ici : Coupe de France : Quart de finale, match entre Olympique Lyonnais OL contre Olympique de Marseille OM au Groupama Stadium / © Frédéric SPEICH/maxPPP

Le président du syndicat de clubs de L1 Première Ligue et du conseil de surveillance de Saint-Étienne, Bernard Caïazzo, a estimé que le championnat de Ligue 1 de football ne reprendrait pas pas avant le 15 juin, "au mieux".

Par AFP/CC

Le championnat de football de Ligue 1, suspendu depuis le 13 mars en raison de la crise sanitaire du coronavirus, reprendra "au mieux le 15 juin". C'est l'opinion de Bernard Caïazzo, président du syndicat de clubs de L1 Première Ligue et du conseil de surveillance de l'AS Saint-Étienne.

Au cours d'un entretien avec nos confrères de France Bleu Loire, il a expliqué qu'"on ne pourra pas jouer tant que la courbe ne sera pas inversée. C'est à dire en juillet-août, au mieux le 15 juin".
    
 

Des clubs menacés d'asphyxie financière

Même la possibilité d'une reprise aussi tardive ne doit pas empêcher cette saison de s'achever, selon le dirigeant stéphanois, "très très inquiet" des conséquences de la pandémie de Covid-19 sur la santé financière des clubs.

"Il faut à tout prix finir le championnat. Quitte à terminer l'exercice en juillet-août, et reprendre dans la foulée", insiste Bernard Caïazzo malgré le décrochage de son club, 17e de Ligue 1 et premier non relégable.
 

La moitié des clubs pro qui risque de déposer le bilan

"Sans aides de l'État, d'ici six mois, c'est la moitié des clubs pro qui dépose le bilan, affirme-t-il. Les cinq grands championnats européens ont déjà perdu quatre milliards d'euros, le championnat français entre 500 à 600 millions."

Même en cas de chômage partiel, comme l'ont décidé Lyon et Marseille, celui-ci est plafonné à 4,5 Smic (environ 5.500 euros net) et l'écrasante partie du salaire des joueurs reste à la charge des clubs, rappelle le dirigeant des Verts.
 

Comment payer les salaires de joueurs à l'arrêt ?

"Y a pas beaucoup de footballeurs qui gagnent 6.000 euros, souligne-t-il. Derrière, ce sont les clubs qui vont devoir payer. Et actuellement, ils n'ont plus de recettes."

"Après, il y aura l'absence de mercato, se projette déjà Bernard Caïazzo. Nos voisins n'auront pas les ressources pour acheter des joueurs cet été. Or les clubs de Ligue 1 comptent sur des ventes d'ici la fin juin. Sans parler des 170 millions d'euros en moins de droits télé, et du manque à gagner en billetterie pour les clubs."
 

 

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