Coronavirus : les secours en montagne constatent un "relâchement" dans le respect du confinement

Alors que l'interdiction de pratiquer des activités de montagne semblait respectée, de nouveaux accidents mettent en lumière un "relâchement" dans le respect du confinement. Le PGHM de Chamonix en appelle à la responsabilité de chacun pour ne pas saturer les hôpitaux.

Le PGHM de Chamonix constate un "relâchement" alors que se profile la troisième semaine de confinement. Photo d'illustration.
Le PGHM de Chamonix constate un "relâchement" alors que se profile la troisième semaine de confinement. Photo d'illustration. © Grégory YETCHMENIZA / MAXPPP
Deux secours pour le PGHM d'Annecy, un accident mortel dans le massif du Mont-Blanc. La troisième semaine de confinement se profile, et les secours en montagne constatent un "relâchement" dans le respect des mesures sanitaires pour lutter contre le coronavirus.

En Isère, Savoie et Haute-Savoie, la pratique d'activités de montagne est interdite par arrêté préfectoral pendant la période de confinement afin d'enrayer l'épidémie de Covid-19. "Ca a été un petit peu difficile à faire respecter au début", se rappelle le commandant du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix, Stéphane Bozon.
 
Alors que l'interdiction semblait globalement "respectée" la semaine passée, les secours en montagne constatent un "retour de personnes s'affranchissant de la réglementation". Dimanche, un homme de 24 ans qui pratiquait le ski de randonnée malgré l'obligation de confinement a été retrouvé mort à 2 300 mètres d'altitude. Un accident "dramatique", témoigne le commandant Bozon, rappelant le risque de se rendre en montagne pendant le confinement.

 

48 verbalisations en Isère


La base de secours en montagne de Chamonix ne compte plus de médecin dans ses rangs depuis le début de l'épidémie, ce qui "peut allonger le temps d'intervention". Et surtout, le risque est de "surcharger les hôpitaux" en pleine crise sanitaire.

"On pouvait s'attendre à un relâchement", tempère le commandant du PGHM de Chamonix qui pointe un risque "si ces pratiques se multipliaient". Une possibilité à prendre au sérieux alors que des vacanciers ont fait leur arrivée en station ce week-end, en dépit des mesures de confinement.
 
La Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de l'Isère annonce que 48 personnes ont été verbalisées pour non-respect du confinement sur la seule journée de dimanche. "Le respect des mesures de confinement par tous concoure à ce que tout cela se termine le plus vite possible", conclue le commandant Bozon.

 
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