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Le coup de gueule du Département de l'Isère après l'occupation des abattoirs du Fontanil, dans l'agglo de Grenoble

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Alors qu'un groupe de militants a protesté, ce vendredi 18 mars, contre l'existence même des abattoirs du Fontanil, le Département de l'Isère s'est fendu d'un communiqué pour défendre "ce pivot d'un circuit de distribution de proximité". 

Par FG

Ce sont des militants bien connus pour leurs opérations coups de poing. Ils s'enchaînent aux grilles des abattoirs pour défendre une vie sans viande. Ces "véganes" qui ont occupé symboliquement l'entrée des abattoirs du Fontanil pour défendre la cause animale, ont quelque peu ému le président du Département de l'Isère qui a pris le temps de publier un communiqué en réaction.

Le contexte étant ce qu'il est avec "une grave crise agricole", les élus deviennent chatouilleux sur la question. Du coup, cette action a été visiblement mal vécue par Jean-Pierre Barbier. Ces abattoirs permettent "à quelque 300 agriculteurs isérois de maîtriser leurs circuits
de commercialisation, en fournissant une viande de qualité aux consommateurs", explique-t-il. 

Et de rappeler que "ces installations sont les seuls abattoirs du département à proposer un abattage multi-espèces avec un agrément bio".

Très récemment, 2,5 millions d'euros ont été investis sur les chaînes d'abattage, la production de froid, la conservation. Pour 2016, 1 million supplémentaire est programmé pour d'autres travaux.

"Touche pas à mes abattoirs!", semble vouloir dire le président LR du Département qui veut en faire une des pièces maîtresses de son Pôle agroalimentaire qu'il viendra présenter sur France 3 Alpes ce samedi 19 mars à 11h30.

Les abattoirs du Fontanil

Les abattoirs du Fontanil sont des abattoirs publics, propriété du Syndicat Mixte Abattage regroupant le Département, la Métro, le Grésivaudan, la communauté de communes du Vercors et le Pays Voironnais, dont la gestion est confiée par délégation de service public à la société ABAG, collectif des usagers, chapeauté par une société coopérative (SCIC). Eric Rochas, éleveur bio à Méaudre, préside cette SCIC.

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