Culture : Cluses, Chambéry, Grenoble, comment les musées ont traversé le confinement... sans public

Du petit Musée de l'Horlogerie et du Décolletage de Cluses dans l'Arve, en passant par l'emblématique galerie Eurêka de Chambéry et le Musée de Grenoble de renommée internationale, tous étaient prêts pour les retrouvailles. Mais comment ont-ils vécu dans leurs murs déserts, sans public ?

 

Comme les terrasses, les cinémas...les musées brisent les verrous et le font savoir
Comme les terrasses, les cinémas...les musées brisent les verrous et le font savoir © Site des Musées de Département de l'Isère

Jour J, comme Joie, c'est ce que ressentent sans l'ombre d'un doute les équipes des musées que nous avons interrogées, à l'heure des tous derniers préparatifs, du plus petit au plus grand, à travers nos trois départements.

L'émotion de la dernière ligne droite, avant ce jour tant attendu, tant espéré, tant de fois reporté, au gré des points presse, et des comptages quotidiens du nombre de patients en service de réanimation.

La "libération" a donc lieu ce mercredi 19 mai, comme les terrasses des cafés-restaurants, les monuments, les théâtres et les cinémas.

Certes, ce n'est pas tout à fait l'euphorie, mais une seconde étape de déconfinement, car le virus circule toujours.... Le couvre-feu en revanche va tout de même être décalé à 21 heures, et pour les musées aussi, c'est une bonne nouvelle.

Le mauvais temps qui s'éternise encore sur la région et risque de gâcher un brin la fête des terrasses, ils n'en ont cure, au contraire. Pour un musée, "jour pluvieux est en général jour heureux", synonyme d'affluence.

Alors soit, le cadre sanitaire reste strict et renforcé : port du masque même pour les plus petits, gestes barrières, et jauge d'accueil réduite. L'arrêté du gouvernement est très clair : 8m2 par visiteur, pas d'attroupement, des visites guidées règlementées, pas plus de 10 personnes et pas question de dépasser le quota.

Outre la date fixée, ce sont tous ces éléments sanitaires concrets qui manquaient aux musées pour mettre en place et parfaire leur dispositif. Car s'ils avaient déjà l'expérience du tout premier déconfinement, il ont dû tout réajuster.

La nouvelle a été annoncée le 29 avril. Ils avaient donc un mois. Rien ne s'est fait dans une totale précipitation. Tous nous l'assurent, ils sont fin prêts. Et s'ils peaufinaient lundi encore quelques détails, c'est surtout façon de canaliser l'excitation et la fébrilité avant ce fameux jour d'aujourd'hui, 19 mai, qu'ils considèrent avant tout, quasi unanimes, comme un grand jour de Retrouvailles.

Au Musée de l'Horlogerie et du Décolletage de Cluses en Haute-Savoie

C'est avec enthousiasme qu'ils ont annoncé sur leur site, et/ou sur leur page Facebook, la réouverture de leurs portes et de leurs collections, à l'instar du Musée de l'Horlogerie et du Décolletage de Cluses, en Haute-Savoie.

"Ce sera avec bonheur que nous allons nous retouver dès 14 heures. Bien sûr, l’entrée sera conditionnée de quelques règles sanitaires (...). La réservation de sa place est fortement recommandée (par téléphone). Mais qu’importe ! Enfin, vous allez pouvoir pousser les portes de votre musée préféré" écrit toute l'équipe sur son site.

Quand on compose le numéro de téléphone, on nous répond dans la seconde. Tout le monde est sur le pont au petit Musée de l'Horlogerie et du Décolletage qui a déjà enregistré des premières réservations.

"Oui c'est un bonheur, c'est ce qui nous a le plus manqué vous savez dans tout ça," confie d'emblée Florence Poirier la directrice, c'est le coeur de notre métier, l'échange, la rencontre, de couleurs différentes en fonction de nos visiteurs, en fonction de leurs questions, de leur génération, de leur âge, de leurs centres d'intérêt, c'est le sel de notre vocation, le récit, l'explication, le dialogue".

"Notre plaisir, c'est de pouvoir faire découvrir l'univers d'un musée, faire voyager ceux qui les découvrent dans l'esprit de nos collections, c'est toute une ambiance, une atmosphère aussi que l'on partage, d'autant que notre musée est petit, donc intime, familial, comme amical".

Dans l'ancienne usine au bord de l'Arve, on a compté les jours, inlassablement.

Situation ironique tout de même pour ce Temple de la Mesure du Temps, qui retrace toute l'histoire de l'horlogerie et du décolletage de précision de la vallée de l'Arve,  et entretient dans ses murs de précieuses collections liées à l'horlogerie et à la micromécanique, depuis ses origines, il y a trois siècles.

"Ce fut d'abord très désarmant, comme pour tout le monde j'imagine", raconte Florence Poirier, "parce nous travaillons beaucoup avec les scolaires, que les écoles ont été fermées, mais nous avons maintenu toutes les activités qui pouvaient l'être, nous nous sommes régulièrement rendues dans les écoles, avec des bribes de collections, des animations un peu improvisées autour du temps, mais vous imaginez bien que c'était tout à fait impossible pour nous de trimballer nos collections, même des petites pièces, si précieuses et fragiles".

5 février : l'équipe est en pleine réflexion sur le nouveau parcours muséographique du futur musée.
5 février : l'équipe est en pleine réflexion sur le nouveau parcours muséographique du futur musée. © Page Facebook du Musée de l'Horlogerie et du Décolletage

Alors ensemble, la petite équipe- elles ne sont que trois- a imaginé, réfléchi à tous les moyens de ne pas couper "le cordon ombilical ": "on voulait faire passer le message, dire coucou, on est là, on existe, et on travaille, on s'est dit qu'on allait faire partager notre vie en coulisses, donner malgré tout à voir nos collections, on était pas très expérimentées, on a fait avec les moyens du bord et on s'est lancées".

Et c'est ainsi que le lien s'est tissé ailleurs, autrement, sur le compte Facebook du Musée : tous les jours une découverte, une pièce particulière et son histoire, des petits quiz, des dictons sur le temps, des charades, des anecdotes rares... et ça a bien marché, il y avait de l'écho en retour.

Du coup, elles ont même institué un rendez-vous, "Tic Tac Land" en facebook live, tous les vendredis, à 12h 15 : chacune selon son envie, y présentait une oeuvre, ou des aspects plus inédits, des tâches inconnues du public. Maud par exemple a montré comment il leur fallait remonter régulièrement les pendules du Temps.

A l'heure de rouvrir grandes les portes, le protocole sanitaire est bouclé : l'équipe a  préféré enlever toutes les fiches de salles, que l'on pouvait consulter, elle en a laissé une dans chaque pièce, au mur, qu'on ne puisse que les regarder sans les toucher, mais les a mises sur leur site, à disposition pour être téchargées.

L’entrée du musée est limitée à 40 personnes en même temps. 

"La réservation se fait uniquement par téléphone, c'était trop compliqué par informatique, du coup c'est simple, quand la jauge est atteinte, les visiteurs de hasard resteront à la porte, d'autant que nous n'avons que 400 m2, la jauge est un peu stricte pour nous, mais si elle passe le 9 juin à 4 m2, nous serons dans notre flux presque normal, nos plus grands pics de fréquentation, avant, était de 100 visiteurs en une après-midi".

Ce que Florence regrette, c'est que ce soit presque la fin de l'année scolaire, en revanche elle ne s'inquiète pas pour la fréquentation, les touristes seront de retour, et par temps de pluie, ils viennent dans les musées.

Et ce dont elle se félicite ? "C'est d'avoir eu le temps de prendre le temps de décortiquer nos collections, puiser dans notre fonds de pièces en réserve, et d'en redécouvrir, qu'on va mettre en valeur, nous avons accueilli d'ailleurs une nouvelle médiatrice, qui va plus particulièrement s'en occuper".

Le port du masque obligatoire dès 11 ans (et vivement recommandé pour les enfants de plus de 6 ans). Du gel hydroalcoolique à disposition pour le lavage obligatoire des mains. Des locaux régulièrement aérés et désinfectés.

Telles sont les consignes à l'entrée, et personne ne doute qu'elles soient dès aujourd'hui aisées à faire respecter : "car vous savez, au téléphone, tout le monde nous dit qu'on leur a manqué", conclut la directrice avant de racrocher. 

A la Galerie Eurêka en Savoie

Changement de décor, d'univers, et de département, à Chambéry en Savoie : cela fait 7 longs mois que l'emblématique Galerie Eurêka, Centre de Culture Scientifique de la Ville de Chambéry, vit aussi en vase clos. 

Elle dont la mission est de "favoriser le dialogue entre le monde des sciences et les publics".

Là aussi, on ressent de la joie et de l'impatience, dans la voix de son directeur Jean-Yves Maugendre qui n'a qu'une hâte avec ses équipes : "présenter les trois nouvelles propositions que l'on a concoctées" "Eurêka, le laboratoire d'Archimède",  :"Petits Monts et Merveilles""Montagnes de Fleurs" , sans oublier l'Espace Montagne,  rafraîchi et renouvelé. 

Jean-Yves Maugendre évoque même déjà... la rentrée prochaine, en 2021, une exposition sur les glaciers en cours d'élaboration.

Paradoxalement, refermer les portes, et les tenir closes si longtemps n'a pas été qu'un seul désastre : "On a pas chômé, on était en équipe et on a phosphoré. On a tenté d'autres modes de partage, de communication, nos cafés scientifiques se poursuivaient en ligne, et on s'est rendus compte que le triple de personnes pouvaient y asssister ( ils étaient parfois 300 à nous suivre contre 100 chaises disponibles en présentiel) , on a expérimenté des tutos sur Youtube " les sciences à la maison",  même si la concurrence est rude, on a eu de bons échos, ce sont des pistes que l'on va garder, parfaire et développer à l'avenir", anticipe le directeur de la Galerie.

Quand on lui demande si lui et ses équipes, en connection directe avec la science, la recherche, et la médecine forcément, ne sont pas tracassés par la circulation toujours active du Covid, et s'ils ne s'inquiètent pas un peu pour eux-mêmes, il répond tout de go "pas du tout". Son argument est assez inattendu : "Figurez-vous que certains de nos médiateurs scientifiques, en mal de groupes à recevoir, ont pris une part active à la campagne de vaccination, dans les centres de la ville, ils aiguillaient les personnes, et voir les gens se faire vacciner, respecter les consignes, les a réconfortés, ils sont tout fait sereins par rapport à ça.".

A l'issue du premier déconfinement, les masques étaient déjà de rigueur. Cette fois, les petits aussi devront le porter, à partir de 6 ans
A l'issue du premier déconfinement, les masques étaient déjà de rigueur. Cette fois, les petits aussi devront le porter, à partir de 6 ans © Galerie Eurêka

Il est vrai qu'à la sortie du premier déconfinement, les musées ont eu l'occasion d'organiser le dispositif sanitaire. Mais cette fois-ci, les mesures sont plus corsées.

Un point précis les a beaucoup et longtemps préoccupés, lié à la particularité du lieu qui accueille les tous petits, dès l'âge de la maternelle, jusqu'aux seniors, et propose des parcours de salles où l'on expérimente, on manipule, on fait des expériences, on tripote, on malaxe, pour apprendre ou réaliser des phénomènes physiques :

"On a très sérieusement étudié la question, eu des contacts réguliers avec des scientifiques, des médecins, des interlocuteurs spécialisés, afin d'évaluer le degré de nocivité du virus sur une surface inerte. Il est quasi nul, on sait que c'est via les airs qu'il circule (...) en revanche, ça va nous compliquer la tâche, car il va falloir très régulièrement faire du gros ménage, nettoyer tout au gel, toutes les heures, chaque jour, c'est fastidieux, mais c'est ainsi."

Quant au reste du dispositif, il est somme toute "classique et mathématique" : 8 m2 par personne, quand l'espace est complet, on doit bloquer le flux d'entrée. La Galerie, à l'entrée libre et gratuite n'a pas choisi de rendre obligatoire la réservation, à l'exception des visites guidées ou des ateliers, qu'il faut retenir sur le site ou par téléphone, parce que le nombre de places est divisé de moitié.

Jean-Yves Maugendre n'est pas inquiet : "La billeterie nous permettra de superviser la jauge, je ne pense pas que le flux sera très compliqué à gérer, il peut se réguler en bloquant les entrées un dizaine de minutes, car les visiteurs déambulent et se répartissent rapidement dans nos nombreuses salles".

Octobre 2020
Octobre 2020 © Galerie Eurêka

En revanche, il espère que la jauge sera élargie, comme prévu, à 4 m2 par visiteur, le 9 juin prochain, si tout va bien. Car il en est persuadé, la fréquentation risque de s'amplifier, "lors du 1er déconfinement, on a remarqué que les seniors comme on dit, qui fréquentent les musées manquaient à l'appel, par crainte, mais aujourd'hui nombreux sont ceux qui sont vaccinés".

Et il ajoute :" On a aussi noté un phénomène récent, la naissance d'une appétence certaine pour le domaine des sciences, très largement lié à la pandémie : les scientifiques, les médecins, les chercheurs se sont  retrouvés comme jamais sous les feux des projecteurs, dans le temps réel et quotidien, avis,consignes,vaccins et effets secondaires, le public a envie et besoin d'apprendre, de comprendre, de s'y retrouver".

"Nous avions déjà un compartiment consacré à l'organisme humain et à la vaccination, alors bien sûr que nous l'avons étoffé, complété, mis à jour" conclut avec un sourire dans la voix le directeur d'Eurêka, conscient que "les thématiques développées dans son centre culturel d'initiation aux sciences ont tout d'un coup basculé au coeur désormais des préoccupations quotidiennes des citoyens".

 

Au Musée de Grenoble en Isère

En Isère, à J-1, au Musée de Grenoble, c'est l'effervescence. C'est depuis sa voiture que la responsable de la communication Marianne Taillibert, peut répondre à nos questions, entre quelques coups de fil urgents. Il reste quelques détails importants à trancher.

"Oui le Musée est prêt, et nous sommes tellement heureux si vous saviez ! Toute les équipes sont excitées mais ressentent surtout une vraie joie".

Soulagement et bonheur intense de pouvoir enfin briser les verrous. Le protocole sanitaire ? "Nous sommes rôdés, on sait faire, notre avantage à nous, c'est d'avoir de grands espaces vastes et clairs, ça facilite beaucoup les conditions d'accueil et de visite", explique-t-elle.

Le musée va reprendre, à jauge réduite certes, toutes ses activités, sans réservation obligatoire à l'exception des ateliers, des visites commentées, comme il le faisait avant, mais cette fois avec moins de participants forcément.

"On ne s'attend pas forcément ce 19 mai à une foule interminable jusque sur le parvis, comme on l'a déjà vu pour nos expositions phares, c'est mercredi, un jour de semaine, en tout cas on sait que nos fidèles seront là, ils nous ont adressé des messages de soutien, d'encouragement, on sera si heureux de retrouver du monde, un musée n'est pas fait pour vivre vide, et enfermé".

Le plus difficile à vivre sans doute, c'était d'attendre, ne pas avoir de date, d'autant que le confinement n'a pas permis du tout de présenter les nouvelles expositions qui n'attendaient qu'à se dévoiler.

Teaser de l'exposition Giorgio Morandi

"Les gens ne le savent pas toujours mais pour monter chaque événement, c'est un travail colossal, on s'y prend des mois voire des années en amont, Guy Tosatto le directeur, a longuement négocié pour l'exposition Giorgio Morandi. La collection Magnani-Rocca, comme pour l'exposition  Italia moderna.

"Sa préoccupation la plus sérieuse, c'était tout au long de ces semaines, de savoir s'il serait possible de les prolonger, comme nous avons pu le faire, jusqu'au 4 juillet, mais pas un jour de plus". Comment a-t-il fait ? " Il a dialogué, expliqué, et la Fondazione Magnani-Rocca qui nous prête l'essentiel des oeuvres a joué le jeu, solidaire".

Un soulagement infini, alors que les premières peintures sont arrivées des collections publiques françaises début décembre, suivies des œuvres de la Fondazione Magnani-Rocca, venues de Parme...

La quasi-intégralité des 70 tableaux, dessins et estampes provient de la Fondation Magnani-Rocca, à Parme, rassemblés par un unique amateur, Luigi Magnani
La quasi-intégralité des 70 tableaux, dessins et estampes provient de la Fondation Magnani-Rocca, à Parme, rassemblés par un unique amateur, Luigi Magnani © Musée de Grenoble

Or c'est dans le secret du musée cloîtré dans ses murs, que les équipes ont préparé les toiles de l'artiste, et ont commencé à brûler d'impatience : "C'est le regard qui donne vie à une oeuvre d'art, c'est l'échange entre l'oeuvre et celui qui la regarde qui donne sens à la création", se désolait alors Guy Tosatto, persuadé "qu'au contraire voir et rencontrer de belles choses permettait de donner de l'énergie, face aux dégâts de la pandémie". 

Le catalogue était prêt, et les oeuvres installées. Alors le directeur du grand vaisseau Musée de Grenoble depuis 18 ans, et Sophie Bernard, co-directrice de la retrospective, ont décidé de les partager en visite vidéo, d'aller rejoindre via internet tous les confinés, et de leur raconter l'histoire de ce peintre graveur bolonais du 20ème siècle, spécialiste des natures mortes. 

Même confinée, elle a eu de l'écho en sortant comme elle le pouvait de ses murs, par exemple sur France culture.

"Nous avons eu des périodes de blues tous, puis de regain d'énergie" confie Marianne Taillibert, "mais nous étions en équipe, on peut se serrer les coudes, et puis même si le paquebot était à quai, on a justement eu le temps de prendre du recul, de remettre à flot la cale, on a refait les peintures des murs, et nous avons pu réaliser un projet qui nous tenait à coeur depuis longtemps..une surprise qu'on dévoile en même temps que l'on rouvre les portes".

Et ce projet le voici abouti ICI, un nouveau site internet, totalement repensé, plus riche, moins académique,  agrémenté de récits personnalisés pour une oeuvre ou une collection, accessible aux amateurs d'art éclairés comme aux néophytes, et qui met à disposition une base en ligne de plus de 3.300 œuvres.

Un exemple ? Ce petit clin d'oeil dans le chapitre intitulé "5 choses à savoir sur Morandi".

On y découvre la photo de l'atelier de l'artiste bolonais et une délicieuse anecdote qui tombe aujourd'hui à point.

"Surnommé  "le moine" ou « l’ermite bolonais », Morandi n'a jamais quitté la Via Fondazza. à Bologne. (..;) son monde fut réduit toute sa vie aux 9 mètres carrés de sa chambre-atelier dans l'appartement  où il vivait avec sa mère et ses trois soeurs. Il y restera de 1910 à 1964 et ne voyagera qu'une seule fois à l'étranger". 

Bref un artiste confiné avant l’heure ! Avouez qu'il y a là de quoi déjà tisser un lien...

L'atelier de Morandi, situé Via Fondazza, à Bologne
L'atelier de Morandi, situé Via Fondazza, à Bologne © Paolo Ferrari (Istituzione Bologna Musei | Museo) -

*Infos pratiques

 

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