Déconfinement : le parc naturel régional de Chartreuse rappelle les règles pour empêcher des dégradations de la nature

Pris d’assaut lors du premier déconfinement, le parc naturel de la Chartreuse souhaite faire de la pédagogie. Par anticipation, il a décidé de faire un rappel des principales règles, pour éviter la dégradation de la nature.  

Le massif de la Chartreuse, en Isère, en 2018.
Le massif de la Chartreuse, en Isère, en 2018. © Philippe Juste - MaxPPP

Victime de son succès suite au premier déconfinement, le parc naturel régional de la Chartreuse fait un rappel des règles de respect de la nature.

Difficile de rester enfermé avec le retour des beaux jours et l’assouplissement des mesures sanitaires. Déjà, l’été dernier, les grands espaces naturels avaient été pris d’assaut. 

Signe d’un engouement pour la nature, la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse (Isère) avait enregistré une augmentation de 98 % de sa fréquentation sur le seul chemin qui mène au col de l'Alpette, au-dessus de Sainte-Marie-du-Mont.

Une hausse des fréquentations, voire une surfréquentation qui n’est pas sans conséquence sur la faune et la flore.

Dans le massif de la Chartreuse, une augmentation du nombre de déchets a notamment été observé. Randonnées hors sentiers, bivouacs, feux de camp se sont également multipliés, des comportements pourtant prohibés dans les zones protégées, comme les réserves naturelles.


Sur le site Internet du parc naturel régional de Chartreuse, Suzanne Foret, Conservatrice de la Réserve naturelle des Hauts de Chartreuse, explique qu’il ne s’agit pas d' « interdire pour interdire, mais de protéger. »

Et elle mise sur la sensibilisation du public, à travers des exemples comme celui de l’interdiction des feux de camps. « A ces altitudes de 1900 à 2000 mètres, un feu sur ces sols subalpins les abîme pour des milliers d’années. Un sol comme ça met 15 000 à 40 0000 ans à se fabriquer, tellement les processus sont lents.» 

Par anticipation de la saison estivale, le parc naturel régional est d’ores et déjà en concertation avec les communes. « Des aménagements de site et des opérations de sensibilisations sont en réflexion pour pouvoir accueillir les usagers et les touristes dans les meilleures conditions possibles » explique-t-elle. « Il est clair que l'hyperfréquentation est un sujet "d'avenir" et un vrai enjeu pour tous les territoires de montagne. » 

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