Déconfinement et tourisme : ce qu'il est possible de faire et de ne pas faire en Drôme-Ardèche

Depuis le 11 mai, premier jour de déconfinement national, le flou régne en matière de pratiques touristiques. Si dans la Drôme, les locations ont déjà commencées, la préfecture de Ardèche vient de clarifier sa position aujourd'hui. Mais tout n'est pas encore fixé.
Si l'autorisation d'ouvrir au public est saluée par l'ensemble des professionnels du tourisme, la responsable de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie de l'Ardèche, Véronique Chevalier craint que la mesure ne soit pas respectée complètement tant il est difficile de l'appliquer.
Si l'autorisation d'ouvrir au public est saluée par l'ensemble des professionnels du tourisme, la responsable de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie de l'Ardèche, Véronique Chevalier craint que la mesure ne soit pas respectée complètement tant il est difficile de l'appliquer. © PHOTOPQR/L'INDEPENDANT/MAXPPP
Il est désormais possible et officiel en Drôme et en Ardèche depuis ce mercredi 13 mai, de se rendre dans un gîte, un hôtel, une chambre d'hôte dans un rayon de moins de 100 km à vol d'oiseau depuis son domicile.

En revanche, ce qui reste interdit et ce jusqu'au 02 juin prochain, c'est l'accès aux bars et aux restaurants. Y compris ceux des structures d'accueil touristiques. Avoir une chambre ou un mobil-home c'est possible mais pas son restaurant.

Les accès aux plages et les activités nautiques des plans d'eau et des lacs des deux départements sont également interdits. Les préfets rappellent aussi que les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits. Ils font partie des mesures nationales de déconfinement à respecter.

Les contrôles vont se poursuivre sur la route pour la question des 100 km, ils auront également lieu dans ces structures touristiques qui peuvent désormais accueillir du public mais sous certaines conditions.


Un déconfinement progressif

Le préfet de l'Ardèche Françoise Souliman souhaite voir "un déconfinement progressif" de son département. Elle se laisse la liberté de préciser les mesures de déconfinement avec le temps et en fonction des besoins. Elle ne veut pas voir un relâchement survenir notamment pour le weekend de l'Ascencion qui se profile la semaine prochaine.

Si l'autorisation d'ouvrir au public est saluée par l'ensemble des professionnels du tourisme, la responsable de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie de l'Ardèche, Véronique Chevalier craint que la mesure ne soit pas respectée complètement tant il est difficile de l'appliquer.

" Je ne suis pas un chirurgien habillée des pieds à la tête avec une combinaison, un masque et des gants... Je travaille avec des gens qui souhaitent avant tout se détendre et j'ai peur qu'avec ce genre de consignes ou l'on peut ouvrir mais pas complètement, on porte une responsabilité qui risque de nous retomber dessus. Imaginez un gérant qui n'ait pas fermé son aire de jeux pour enfants et qu'un enfant s'y blesse, qui va en porter la responsabilité ? On est tellement aux abois que l'on risque de se mettre hors-la-loi, ce qui serait catastrophique. Et çà, je ne peux pas l'accepter".

Dès jeudi 14 mai, un protocole sanitaire du Comité Interministériel du Tourisme devrait leur parvenir afin de rendre plus clair certaines pratiques en matière de sécurité. Les préfectures mentionnent que si les structures touristiques peuvent désormais rouvrir, il en va de la responsabilité de ces gérants de mettre en pratique un bon usage des gestes barrières pour que le virus ne se propage pas.


Et pour ce qui est du canoë ?

En ce qui concerne le canöe-kayack sur les rivières des deux départements, les consignes ne sont pas encore arrêtées. La préfecture de la Drôme se laisse encore du temps pour préciser ses directives en la matière. En Ardèche, où la pratique de canoë est une affaire de spécialistes, la décision préfectorale ne devrait plus trop tarder. 

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