Démographie : la région Auvergne - Rhône-Alpes toujours aussi attractive

Le recensement 2020 va bientôt débuter. / © Vincent Isore - MaxPPP
Le recensement 2020 va bientôt débuter. / © Vincent Isore - MaxPPP

Avant le début du recensement de la population 2020, l'Insee a publié ce lundi 30 décembre 2019 une étude sur l'évolution de la population française entre 2012 et 2017. Le bilan est très positif pour l'Auvergne - Rhône-Alpes, toujours deuxième région la plus peuplée.

Par Victor Lengronne

"La croissance démographique régionale reste forte." C'est par ces mots que l'Insee a qualifié l'évolution de la population en Auvergne - Rhône-Alpes, deuxième région la plus peuplée avec 7 948 300 habitants, soit 12,3 %. L'organisme a publié ce lundi 30 décembre 2019 une étude sur l'évolution de la population française.

La région s'en tire encore bien avec une augmentation de 543 000 habitants entre 2007 et 2017. Sa moyenne sur ces dix dernières années ? 0,7 %. Un chiffre supérieur à la moyenne nationale (+ 0,5 %), dû, selon l'Insee, "à la natalité et l'attractivité residentielle de la région". L'accroissement démographique a toutefois légèrement ralenti entre 2007 et 2012, comme dans la quasi-totalité des régions. Pas de panique pour autant, son solde naturel reste le deuxième plus élevé de France derrière l'Ile-de-France.
 

Forte croissance en Haute-Savoie, pas dans l'Allier et le Cantal


Sur la période 2012-2017, la plus forte croissance est du côté de la Haute-Savoie : + 1,3 %. C'est même le deuxième département - derrière la Corse du Sud - avec la plus forte progression. "L'attractivité du bassin genevois" est l'une des raisons avancées par l'Insee.

L'Ain et le Rhône ne sont pas en reste avec un taux de croissance annuel moyen de respectivement 1 et 0,9 % entre 2012 et 2017.

Ce qui n'est pas le cas de l'Allier (- 0,3 %) et du Cantal (- 0,3 % également) qui continuent, année après année, de perdre des habitants : 5 000 pour le premier, environ 4 000 pour le deuxième.
 

 

Gex et Montélimar, bons élèves


De 2012 à 2017, Gex a gagné près de 2 500 habitants, passant de 10 677 à 13 118. Une augmentation de 4,2 % qui la place parmi les villes de la région ayant connu de fortes croissances. 
 


C'est également le cas de Montélimar, à un degré moindre (+ 1,8 %), qui a gagné plus de 3 000 concitoyens.
 

Lyon progresse, Grenoble stagne


Les grosses villes de la région ont connu en cinq ans des destins différents. La population à Lyon continue de progresser : quelque 472 000 habitants en 2007, 496 000 en 2012 et 516 000 en 2017. En somme, une augmentation de 0,8 % entre 2012 et 2017. Sur les villes de plus de 100 000 habitants, Annecy continue de progresser - plus de 10 000 entre 2007 et 2017, tout comme Clermont-Ferrand (+0,3 % entre 2012 et 2017).

Après une forte chute entre 2007 et 2012 - près de 4 000 habitants - Saint-Etienne reprend du poil de la bête, avec 1 000 habitants gagnés (+0,1 %), soit un total de 172 565 Stéphanois.

Il y a eu quasiment autant de Grenoblois et Grenobloises en 2017 (158 454 habitants) qu'en 2012 (158 346 habitants). 
 

Recensement 2020, c'est parti !


Si l'agglomération de Roanne a perdu quelques habitants, la chute est plus lourde pour Roanne même : plus de 1 000 habitants. Une baisse de 0,8 %. En pourcentage, Montluçon (-0,9 %) mais surtout Vichy (-1,3 %) et Aurillac (-1,2 %), notamment, ont perdu des habitants.

Ce rapport a été publié quelques jours avant le début du recensement 2020. L'Insee incite à procéder par Internet. 

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