Dimanche en Politique en Auvergne : le contre-pouvoir du Sénat

Il vote les lois, représente les territoires et les collectivités, il contrôle l’action du gouvernement, le Sénat commence une nouvelle mandature après le vote qui a concerné la moitié de ses membres. Les sénateurs entendent bien constituer un contre-pouvoir politique.

Le Sénat au grand complet lors de la première session après le vote concernant le renouvellement de la moitié des sièges le 17 septembre 2020.
Le Sénat au grand complet lors de la première session après le vote concernant le renouvellement de la moitié des sièges le 17 septembre 2020. © Thomas Coex - AFP
En Auvergne, les grands électeurs des départements de l’Allier et du Cantal ont voté le 27 septembre pour désigner leurs représentants au Sénat, la haute assemblée est renouvelée par moitié tous les 6 ans. Pas de changement radical à part la refondation d’un groupe écologiste et le gain de quelques sièges par Les Républicains qui renforcent leur majorité donnant au président Gérard Larcher encore plus de latitude pour imposer le Sénat comme un organe de contre-pouvoir lorsqu’il participe à l’élaboration des lois. Pour les 3 années à venir, le Sénat pourra aussi accentuer son rôle de contrôle du gouvernement et de l’action publique par le travail de ses commissions d’enquête qui ont été remarquées dans le suivi de la crise sanitaire et lors de "l’affaire Benalla", du nom du garde du corps du Président de la République.

"Le gros avantage d’une commission d’enquête, c’est que les gens témoignent sous serment et ça peut leur couter cher s’ils disent des mensonges. Et les membres du gouvernement aussi" dit Claude Malhuret, sénateur de l’Allier, président du groupe Les Indépendants - République et Territoires.
Le Sénat version 2020 est une assemblée plus jeune, la moyenne d’âge a baissé de 3 ans et 4 mois, un rajeunissement qui devrait contribuer à changer l’image de la haute assemblée qui veut imposer celle d’un organe qui discute du contenu des textes législatifs qui lui sont soumis. Pour Jacques Bernard Magner, sénateur du Puy-de-Dôme, membre du groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain "On parle de nous comme des gens qui avons toujours bien mangé, bien bu et bien fait la sieste avant d’aller travailler. Je crois que c’est une assemblée qui travaille beaucoup et je pense que notre travail vaut bien celui des députés et qu’il s’inscrit souvent dans la durée plus que ceux de l’Assemblée Nationale".
 
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