"C'est un coût pour les familles !" : le masque est de retour dans les écoles de l'Ain et de la Drôme

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Écrit par Emilie Beraud
Les élèves d'une écolé élémentaire de Clichy sous Bois en septembre 2021.
Les élèves d'une écolé élémentaire de Clichy sous Bois en septembre 2021. © LUC NOBOUT / MAXPPP

A l'heure du retour des vacances d'automne, les mesures sanitaires en vigueur dans les écoles primaires sont renforcées, à commencer par le rétablissement du port du masque pour les élèves. Touchés par la circulation du virus de covid-19, 39 départements français sont concernés dont l'Ain et la Drôme.

Certains écoliers en étaient dispensés depuis peu. Mais ce lundi 8 novembre, jour de rentrée scolaire, les élèves d'écoles primaires de 39 départements vont devoir à nouveau porter le masque dans leur salle de classe.

En cause, la circulation plus active du virus de covid-19 sur ces territoires qui affichent tous un taux d'incidence au-dessus de 50 cas pour 100 000 habitants. Dans la région Auvergne Rhône-Alpes, l'Ain et la Drôme sont concernés. 

"Les masques sont à la charge des familles, c'est un vrai problème"

Dans la Drôme, les élèves avaient fait tomber le masque une semaine seulement avant le début des vacances d'automne, signe que la circulation du virus y était moins intense. Mais voilà que le taux d'incidence repart à la hausse dans le département, imposant le rétablissement du port du masque aux élèves d'écoles primaires.

Le problème, pour le secrétaire départemental du Syndicat des professeurs des écoles SNUipp-FSU de la Drôme Florimond Guimard, est que "les masques sont à la charge des familles depuis un an. On remarque que certains élèves viennent de plus en plus souvent sans leur masque, parce que ça a un coût", ajoute-t-il. "Il faut absolument que l'Education Nationale fournisse des masques dans les écoles."

Cette requête est partagée par l'association des parents d'élèves de la Drôme FCPE. Son président Saïd Zakar redoute que "les enfants qui n'ont pas les moyens ne changent pas de masques au cours de la journée, ce qui n'est pas une bonne solution", soutient-il. "Pour les salariés c'est les patrons qui payent alors pour les petiots on demande aux collectivités de fournir les masques, car c'est un budget pour les familles des quartiers populaires." 

Des mesures de protection renforcées 

Les départements concernés par le rétablissement du port du masque passent donc aujourd'hui de "niveau 1" à "niveau 2" du protocole sanitaire de l'Education Nationale. Ce dernier prévoit "des mesures de protection renforcées, notamment la limitation des brassage par niveau, l'augmentation de la fréquence des désinfections et le respect d'une distanciation physique adaptée pour les activités physiques et sportives mises en œuvre le plus rapidement possible."

Un cas de covid-19, une classe fermée

Parmi les mesures désormais obligatoires figure la règle suivante : pour un cas de covid-19, une classe fermée. Le secrétaire départemental du SNUipp-FSU de la Drôme la juge trop ferme : "Il nous semble que cette mesure est drastique. Elle impacte l'apprentissage des enfants et la continuité pédagogique." Selon lui, il serait "urgent" d'appliquer aux écoles primaires la même règle que pour les collèges et les lycées, dans lesquels une fermeture de classe n'est décrétée qu'à partir de 3 cas de contamination. 

  • Liste des 39 départements métropolitains dont le taux d’incidence s’établit au-dessus des 50 cas pour 100 000 habitants à date : Ain, Hautes-Alpes, Ardennes, Aveyron, Cher, Corrèze, Haute-Corse, Côtes d'Armor, Creuse, Drôme, Eure-et-Loir, Gers, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Isère, Loir-et-Cher, Haute-Loire, Loire-Atlantique, Lot, Lot-et-Garonne, Maine-et-Loire, Morbihan, Moselle, Nord, Oise, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Sarthe, Savoie, Seine-et-Marne, Deux-Sèvres, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vendée, Vienne.

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