La Drôme placée en alerte sécheresse, les restrictions se renforcent

En vigilance sécheresse depuis le 30 avril, le département de la Drôme vient de passer en alerte sécheresse. Un palier qui entraîne de nouvelles restrictions pour les usagers.

En vigilance sécheresse depuis le 30 avril, le département de la Drôme est passé en alerte sécheresse, un niveau encore plus grave, le 5 juin 2020.
En vigilance sécheresse depuis le 30 avril, le département de la Drôme est passé en alerte sécheresse, un niveau encore plus grave, le 5 juin 2020. © Bruno Levesque / MaxPPP

Interdit de remplir sa piscine, de laver sa voiture (sauf en station) ou d'arroser son jardin d'agrément entre 6h et 20h... Ce sont les principales restrictions liées à l'alerte sécheresse, décidée hier par le Préfet de la Drôme. Seuls certains secteurs du département en sont exemptés, comme les bassins versants du Rhône, de la Valloire et du Royans-Vercors.

 

L'eau manque depuis plusieurs mois déjà 

«Il est impératif que l’ensemble des usagers de l’eau mette en œuvre, dès à présent, des pratiques économes en matière de consommation d’eau», explique la préfecture, qui rappelle dans son communiqué la bonne conduite à tenir pour les usagers : veillez à bien fermer ses robinets, éviter d'arroser le jardin lorsque cela n'est pas nécessaire, utiliser les lave-linges et lave-vaisselles en mode éco...

Le département enregistre en effet un déficit de pluie cumulé depuis plusieurs mois. Des rivières presque à sec, des nappes souterraines aux niveaux bien inférieurs à ceux de l'année dernière, à la même période. Et si la Drôme a connu cette semaine un gros épisode pluvieux, jusqu'à 75 millimètres d'eau tombés en 24h dans le secteur de Donzère, ces précipitations sont à peine suffisantes à la végétation, et ne permettent pas de recharger les eaux superficielles et souterraines.

 

Il faut protéger les cultures et les animaux

Pour les agriculteurs, les limitations ne concernent ni l'irrigation des cultures maraîchères, horticoles, en godets ou semis, ni l'abreuvage des animaux. Dans son communiqué, la préfecture rappelle effectivement qu’une attention particulière doit être portée aux animaux d'élevage, notamment à leur «abreuvement ainsi qu’à la maîtrise de la ventilation et des températures dans les structures». Les fortes chaleurs ont en effet pour eux des conséquences importantes : «une mauvaise préparation [peut entraîner] d’importantes mortalités par étouffement». La préfecture appelle donc les éleveurs à la plus grande vigilance.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
climat environnement météo agriculture économie consommation