Des élus de la Drôme lancent un comité de soutien pour construire deux réacteurs nucléaires

Les 14 maires de la Communauté de communes Drôme Sud Provence ont lancé ce mercredi 14 avril un comité de soutien citoyen pour construire deux réacteurs EPR. Selon eux, l'activité du site du Tricastin qui concernerait 50.000 personnes doit continuer.

Centrale nucléaire du Tricastin en 2017
Centrale nucléaire du Tricastin en 2017 © GUILLAUME HORCAJUELO

C'est une époque où le nucléaire n'a pas le vent en poupe. Les dix ans de la catastrophe de Fukushima ont été commémorés il y a un mois et le chantier du réacteur EPR de Flamanville enchaîne les problèmes techniques (il a pris 10 ans de retard et son coût a été multiplié par trois). Pourtant, aux abords de la centrale du Tricastin, où quatre réacteurs crachent des vapeurs depuis quarante ans, les élus souhaitent passer à la vitesse supérieure.

Les 14 maires de la Communauté de communes Drôme Sud Provence (CCDSP) ont lancé ce mercredi 14 avril un comité de soutien citoyen pour construire deux réacteurs de nouvelle génération EPR. Selon eux, l'activité du site du Tricastin qui concernerait 50.000 personnes doit continuer. Elle évitera "la désertification de nos villes et villages" selon les élus.

© CCDSP

Le nucléaire, "perspective d'avenir" ou "énergie du passé"?

Cette question agite les pro et les anti nucléaire. Du côté de la CCDSP, cette industrie donne "des perspectives d’avenir importantes pour le territoire et pour ses habitants", permet "à toute une filière de pointe de poursuivre son essor" et favorise "une production d’électricité décarbonée et compétitive".

Selon le Réseau sortir du nucléaire, "l'autorité de sûreté nucléaire prévoit un programme post-accidentel car une catastrophe est de plus en plus probable. Les effets d'un tel accident seraient terribles pour les populations à long terme. Soutenir ces projets, c'est rester coincé dans le passé". A la vue du comité de soutien de la CCDSP, la militante anti nucléaire Charlotte Mijeon "tombe de l'armoire". "Ils ne font pas un sondage, ils veulent faire croire que la population est pour l'EPR. Il y a un mélange des genres qui pose question".

Pour collecter un maximum de "suffrages", les maires invitent les habitants qui le souhaitent à soutenir le projet par mail, sur la page Facebook du comité ou en glissant un bulletin dans des urnes dédiées en mairie.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
nucléaire environnement