Pierrelatte (Drôme) : Enchaînés à un camion, 6 militants de Greenpeace veulent bloquer le transport d'uranium depuis le site du Tricastin

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Écrit par Alexandra Marie
"ON restera le plus longtemps possible" affirme un militant présent sur place
"ON restera le plus longtemps possible" affirme un militant présent sur place © Hugo Chapelon/Stéphane Yvon

Greenpeace mène une action coup de poing à Pierrelatte dans la Drôme pour dénoncer le transport d'uranium de retraitement vers la Sibérie.

Vers 08h30 ce mardi 16 novembre une dizaine de militants de Greenpeace ont positionné un camion sur les rails de transport de déchets nucléaire au départ du site de l'entreprise Orano à Pierrelatte dans la Drôme. 

6 activistes ont décidé de s'enchaîner au véhicule pour bloquer le passage d'un  prochain convoi d'uranium vers la Sibérie. 

 Sur les réseaux sociaux, Greenpeace diffuse une vidéo  où on peut voir les membres du groupe descendre du camion et s'attacher le coup avec un antivol. Une action coup de poing pour " faire cesser le transport de matière polluante" affirme Greenpeace France qui communique en direct sur cette opération.

Même si les gendarmes étaient déjà déployés sur place en début de matinée ce mardi 16 novembre, les militants affichent leur détermination : "Notre but c'est de rester le plus longtemps possible" explique Roger Sputz, membre de Greenpeace présent sur place. "Ici sont stockés environ 34 000 tonnes de déchets d'uranium de retraitement " affirme-t-il, ajoutant : "nous demandons ces exportations soient arrêtées." 

"L'industrie nucléaire française doit laver elle-même son linge sale"

Dans une pétition adressée à la ministre de la Transition écologique Greenpeace France demande que "l’État français, actionnaire majoritaire d’Orano et d’EDF, impose immédiatement à ces deux entreprises de cesser tout transport ou projet de transport d’uranium de retraitement vers la Russie. Ces trafics sont un non-sens à la fois environnemental de par la pollution liée aux conditions de stockage des déchets, social au regard des conditions de travail et de la protection sociale des travailleurs russes, et économique puisque dans les faits la majeure partie de l’uranium usé reste inutilisée en Sibérie, stockée dans une décharge à ciel ouvert, à quelques centaines de mètres seulement des habitations.

 Pas de matière radioactive dans le camion

L'entreprise Orano, dénonce "une instrumentalisation médiatique". Un porte parole contacté par téléphone juge que "Greenpeace se trompe de combat." Le groupe précise qu'il ne s'agit pas de déchet mais de matière recyclée qui est destinée à être réutilisée pour produire à nouveau de l'énergie. Concernant le transport de ces matières Orano, affirme qu'aucun convoi n'était prévu ce jour, et veut rassurer les riverains en rappelant que le camion positionné aux abords du site ne contient aucune matière radioactive. 

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