SPORT. A 12 ans, Shanon Garin a la pétanque dans la peau

Romans-sur-Isère accueillait ce week-end le Mondial jeunes de pétanque. Une deuxième édition qui a réuni près de 2000 enfants et adolescents. Shanon Garin, championne de la Drôme y a participé. Rencontre avec une jeune passionnée.

Un jeu des plus précis, fruit d'un entraînement assidu. Shanon Garin, douze ans, s'entraîne tous les jours. Un graine de championne qu'elle cultive depuis son plus jeune âge. "La pétanque pour moi, c'est comme une passion, explique-t-elle. Ce qui me plaît, c'est la cohésion, j'aime bien être en groupe, et gagner des concours." Si plus jeune, elle n'appréciait pas forcément ce sport, elle se laisse convaincre petit à petit à force de fréquenter les terrains avec ses parents. "J'étais pas à fond, se souvient-elle. Je venais ici, je lançais quelques boules. Et après je me suis vraiment mis dedans, c'est venu tout seul."

Une passion familiale

C'est Stéphane Garin, son papa, passionné de pétanque et organisateur du Mondial, qui lui a fait découvrir la discipline. Aujourd'hui, c'est avec fierté qu'il regarde les progrès de sa fille. "Ca fait quelque chose forcément quand c'est notre sang, affirme-t-il, sourire aux lèvres. Quand l'année dernière, elle a gagné le mondial de la Marseillaise, en plus j'étais coach, c'est quelque chose d'inoubliable, indescriptible. J'ai encore l'émotion qui remonte, c'était magnifique." Une émotion réciproque pour Shanon. "Des fois j'aime bien quand je gagne un concours, et que mon papa pleure, comme à la Marseillaise ou aux championnats de la Drôme", raconte-t-elle. 

Une discipline qui se féminise

Aujourd'hui, Shanon est déjà célèbre parmi ses camarades. "Certains me disent :"on t'a vue dans le journal quand t'avais 7 ans !", raconte-t-elle. Joueuse de handball et danseuse lorsqu'elle était plus petite, la jeune fille est fière d'avoir troqué ses chaussons de danse contre un jeu de boules. Aujourd'hui, la pétanque se féminise de plus en plus, et selon Shanon, les filles excellent dans la discipline. "Nous on pointe mieux que les garçons, assure-t-elle. Il n'y a jamais de filles qui tirent, ce sont tout le temps les filles qui pointent."  "Elles essayent de bien faire, de progresser, elles sont à l'écoute du coach, complète Christophe Arsac, conseiller technique régional à la Fédération Française de Pétanque. On s'aperçoit de plus en plus que le sport féminin à la pétanque progresse d'année en année, parce qu'elles sont assidues aux entraînements, elles veulent performer." 

Ces championnats du monde ont réuni des jeunes venus de Belgique, de Suisse ou encore de Monaco. Cette année, un joueur sur quatre est une joueuse. Shanon, elle, a été éliminée en quart de finale par les futurs champions de France. 

Propos recueillis par Géraldine Chaine