Fausse intrusion à la centrale nucléaire du Tricastin : 34 militants de Greenpeace devant le tribunal de Valence (Drôme)

34 militants comparaissent le mardi 29 juin devant le tribunal de Valence pour avoir, le 21 Février 2020, mené une action symbolique de démantèlement de la centrale nucléaire du Tricastin.
Rassemblement de Greenpeace devant le tribunal de Valence (Drôme) le 29 juin 2021
Rassemblement de Greenpeace devant le tribunal de Valence (Drôme) le 29 juin 2021 © S.Valsecchi

34 activistes de Greenpeace doivent répondre de leurs actes devant le tribunal correctionnel de Valence ce mardi 29 juin 2021 . Ils avaient pénétré illégalement sur le site du Tricastin le 21 février 2020 avant d'entamer son démantèlement symbolique. L'action visait également à montrer la vulnérabilité de la centrale.

A Montélimar,  deux jours avant l'ouverture du procès, 500 personnes (200 selon la préfecture) ont défilé dans le calme dans les rues du centre-ville pour exiger la fermeture de la centrale nucléaire voisine du Tricastin. Cette dernière vient de fêter ses 40 ans de fonctionnement, la durée de vie initialement prévue par ses promoteurs.

"Notre manifestation est aussi un moyen de les soutenir, toute la communauté militante est jugée avec eux, c'est le procès de la lutte anti-nucléaire", a estimé Jacques Gelez, militant de Greenpeace lyonnais.  "Nous réaffirmons également notre opposition à l'installation d'EPR pour remplacer cette centrale car cette technique n'arrive pas à décoller" a-t-il ajouté. 

Outils géants en main et vêtus de salopettes bleues et de casques jaunes, ils avaient rebaptisé l'usine : "Tricasto". Une vidéo commentée sur un ton à la fois grave et humoristique est toujours visible sur le site de Greenpeace qui justifie son action par la "dangerosité du site". "La fermeture de Tricastin est urgente pour l'avenir des employés et du territoire"  justifie une des militantes sur place à l'époque. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
écologie environnement nucléaire