Meurtre d'une conseillère pôle emploi à Valence : 9 mois après, la reprise dans de nouveaux locaux

Certains salariés, encore sous le choc, n'ont toujours pas pu reprendre le travail. Pour celles et ceux qui ont retrouvé leur fonctions, les services ont été réorganisés sur un autre site de Valence.

Les deux agences pôle emploi de Valence sont désormais réunies sur un même lieu pour les demandeurs d'emploi. Une réouverture chargée de souvenirs difficiles même si les lieux ont changé.

Le 28 janvier 2021, une conseillère, Patricia Pasquion, était assassinée dans les locaux de l'avenue Victor Hugo à Valence. Un précédent meurtrier qui a laissé tous les salariés sous le choc. Une quinzaine d'employés est toujours en arrt maladie pour stress post-traumatique.

 


  
Désormais, les soixante salariés de l'agence où s'est déroulé le drame sont rattachés à celle de Valence-Est. Et tous les services ont pu reprendre. "Il était important de sortir des anciens locaux, de revoir du public, de nouveaux collègues" explique Vincent Panisset, le directeur Pôle emploi Drôme/Ardèche 

"Il faut engager une nouvelle dynamique pour nos conseillers. Ils se sont réapproprié le terrain progressivement, depuis avril on les a fait tourner à l'accueil, pour tous ceux qui étaient en mesure de reprendre"

Tous les services ont été réorganisés, pour accueillir une centaine de demandeurs d'emploi chaque jour en matinée. A l'étage, des travaux ont été entrepris pour libérer de la place pour tous les conseillers de Victor Hugo et l'accompagnement en présentiel a repris pour tous les rendez-vous

Des vigiles à l'entrée 

"J'ai retrouvé ma conseillère, ça ne change rien" commente, satisfaite une demandeuse d'emploi. 

Changement significatif cependant : à l'entrée du batiment, deux vigiles assurent en permanence la sécurité, pour rassurer le personnel évidemment marqué par le dame. Sylvie travaille à l'accueil depuis quatre ans.

Pour les salariés de Victor Hugo, ce déménagement n'est que provisoire. Une nouvelle agence devrait ouvrir ses portes d'ici deux à trois ans pour rester au plus près des habitants du quartier.

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