Montélimar : l'embarrassante affaire de sous-paiement des salariés handicapés de la Croix-Rouge

Une quarantaine de salariés de la Croix-Rouge a manifesté ce jeudi 18 février à Montélimar à l'appel de la CFDT. L'organisation humanitaire qui gère un restaurant adapté paierait moins ses travailleurs handicapés.

Une quarantaine d'employés ont manifesté ce jeudi 18 février devant le restaurant adapté de la Croix-Rouge
Une quarantaine d'employés ont manifesté ce jeudi 18 février devant le restaurant adapté de la Croix-Rouge

L'affaire a éclaté il y a 6 mois lorsqu'une employée, reconnue travailleur handicapé, de ce restaurant du Meyrol, géré par la Croix-Rouge s'aperçoit que sa fiche de paye est différente de celle des autres employés. Et pour cause, après 19 ans de bons et loyaux services, son ancienneté n'est pas prise en compte sur son bulletin de salaire.

Saisis de ce cas, les élus CFDT découvrent avec stupeur cette situation au cours d'une permanence classique :

Je n'y ai pas cru, mes collègues non plus ! Nous n'avions jamais connu ce cas de figure à la Croix-Rouge. Un salarié de près de 20 ans avec une ancienneté zéro, c'est du jamais vu ! Au début on a aussi cru à un cas isolé. Mais on s'est vite rendu compte que c'est toute la structure adaptée qui est concernée.

David Ainée-Aribi Délégué CFDT régional Croix-Rouge

 

 Les élus se demandent maintenant combien de cas sont concernés. Le seul restaurant adapté de Montélimar, fermé pour cause de Covid, compte 11 salariés handicapés. En tout cet "oubli" représente une centaine d'euros en moins à la fin du mois sur la fiche de paye de ces employés vulnérables.

Selon le syndicat CFDT santé, la direction a, dans un premier temps, accepté d'examiner cette situation, reconnu "l'anomalie" et proposé une rétroactivité mais seulement sur 3 ans. "Le minimum légal. Inacceptable !" commente encore le délégué CFDT. 

Il a saisi ses instances nationales et un CSE central programmé début mars, traitera de cette question. Sauf à ce que la direction de la Croix Rouge qui n'a, pour l'instant, pas répondu à nos questions, accepte de reconnaitre son erreur et une rétroactivité beaucoup plus ancienne. Car l'entreprise a aussi une image à défendre.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
grève économie social humanitaire international monde