Valence : la permanence de la députée LREM Mireille Clapot taguée

Mireille Clapot, députée LREM de la Drôme, a vu sa permanence de Valence taguée dans la nuit du 13 au 14 août / © ALAIN JOCARD / AFP
Mireille Clapot, députée LREM de la Drôme, a vu sa permanence de Valence taguée dans la nuit du 13 au 14 août / © ALAIN JOCARD / AFP

A Valence, des tags ont été inscrits dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 août sur le rideau en fer de la permanence de la députée LREM Mireille Clapot. Des inscriptions anarchistes, gilets jaunes, anti-police et anti traité CETA. L'élue indique qu'une plainte va être déposée.

Par DM (avec AFP)

Les dégradations ont été constatées sur le rideau de fer de la permanence de Mireille Clapot, députée La République En Marche de la première circonscription de la Drôme. La permanence de la parlementaire est située avenue Sadi Carnot, à Valence. Des tags ont été inscrits en noir, jaune et rouge. Les inscriptions étaient en cours de nettoyage ce mercredi matin.

La parlementaire drômoise a dénoncé ce matin, notamment sur les réseaux sociaux, les dégradations commises sur sa permanence de Valence.  "Des graffitis avec des symboles anarchistes, des mentions des gilets jaunes, des inscriptions sur le Ceta ou ma +responsabilité+ ont été découverts sur le rideau métallique et une partie de la devanture non protégée de ma permanence", a indiqué l'élue à l'AFP. L'élue a indiqué qu'une plainte sera déposée. "Je vais porter plainte. Il s'agit de la dégradation d'un local financé par l'argent public. C'est inacceptable", a ajouté l'élue.    
Ce mercredi 13 août, Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, a appelé opposition et syndicats agricoles à condamner les dégradations de permanences et menaces contre des députés de la majorité. "Nous sommes proches de 25 ou 30 dégradations, avec des degrés de gravité variables mais pour nous, c'est le symbole d'une démocratie qui ne fonctionne pas correctement", a déclaré Gilles Le Gendre sur France info, déplorant "une surenchère extrêmement dangereuse".

La classe politique avait unanimement condamné fin juillet, avant la trêve du mois d'août, les dégradations de plusieurs permanences de députés ou de locaux du parti LREM, emmurés ou tagués, voire saccagés comme à Perpignan en marge d'une manifestation de "gilets jaunes", après la ratification de l'accord Ceta de libre-échange UE-Canada. De nouvelles dégradations et menaces ont été constatées ces derniers jours, à Montpellier, dans le Var ou encore en Moselle. Les inscriptions découvertes sur la permanence valentinoise de Mireille Clapot viennent s'ajouter à la liste aujourd'hui.

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