Violences à Romans-sur-Isère : les peines de manifestants d'ultra-droite réduites en appel

La cour d'appel de Grenoble a réduit à six mois de prison les peines prononcées en première instance contre les manifestants d'ultradroite qui avaient participé en novembre 2023 à une descente dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, après la mort tragique de Thomas à Crépol (Drôme).

En novembre 2023, une semaine après le meurtre du jeune Thomas lors d'un bal à Crépol (Drôme), des manifestants d'ultra-droite avaient organisé un défilé sauvage dans le quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, dont étaient originaires certains des suspects impliqués dans la mort de Thomas.

Jugés le 25 novembre 2023 en comparution immédiate pour participation à "un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens", ces manifestants d'ultra-droite avaient été condamnés en première instance à des peines allant de six à dix mois de prison ferme assorties de mandats de dépôt.

Des peines ramenées à 6 mois de prison pour tous

Cinq d'entre eux avaient tiré des mortiers d'artifice en direction des forces de l'ordre, un autre avait simplement participé à la marche. Début janvier, ils avaient été remis en liberté conditionnelle. 

Selon France Bleu Drôme Ardèche, le 7 mai dernier la cour d'appel de Grenoble a ramené les peines à six mois pour tous les prévenus, avec suppression des mandats de dépôt.

La décision en appel empêche toujours les condamnés de se rendre dans la Drôme. Ils demeurent également inéligibles et n'ont pas le droit de détenir une arme.