Emeutes à Moirans. Manuel Valls réaffirme sur Europe 1 : "Il y aura des condamnations"

Invité du "Grand Rendez-vous" Europe 1/iTélé/Le Monde ce dimanche 8 novembre, le Premier ministre a réaffirmé ce qu'il avait dit, ce vendredi 6 novembre à Moirans en Isère : "Il y aura des interpellations et des condamnations".

A un mois des Régionales, la réponse s'adresse aussi à Nicolas Sarkozy qui a récemment déclaré qu'il n'y avait "plus d'autorité de l'Etat en France" et qui a mis en cause l'action du gouvernement sur la justice et la sécurité.

"La conception de l'autorité de Nicolas Sarkozy, elle est aux antipodes de la mienne. C'est "je ne respecte pas les règles de droit, je ne respecte pas l'Etat de droit, je bafoue les principes mêmes de la République, c'est-à-dire l'indépendance de la Justice. Et c'est en permanence", a répliqué le Premier ministre.

Comme déjà vendredi lors d'un déplacement à Moirans (Isère), théâtre d'émeutes commises par des gens du voyage le 20 octobre, M. Valls a défendu l'enquête, assurant qu'il y aurait bien, à son terme, "des arrestations et ensuite des condamnations".

>>>>>>>>> L'interview de Manuel Valls au Grand Rendez-Vous Europe 1/ iTélé/Le Monde.


Ramasser des suspects ferait capoter l'enquête"


"Ramasser" des suspects "pour faire plaisir à M. Sarkozy" ferait "capoter totalement l'enquête", a-t-il plaidé, accusant le chef de l'opposition d'"oublier" les émeutes de 2005, celles de Villiers-le-Bel de 2007 ou encore de Grenoble en 2010.

Et de conclure, notamment sur les incidents de Moirans : "j’ai rencontré le maire, de droite, qui a salué l’action des forces de l’ordre et du ministre de l’Intérieur. Il s’est comporté comme un vrai républicain. J’ai vu les victimes, aussi. Il y aura des interpellations puis des condamnations, soyez en certain. Mais il faut laisser la justice faire son travail. Quand Sarkozy explique qu’il ne comprend pourquoi il n’y en a pas eu, il donne la vraie différence entre lui et moi. Pour moi, l’autorité, c’est l’indépendance de la justice. Lui, c’est le non-respect des règles. Comment un ancien président de la république peut-il mettre en cause le gouvernement sur ce sujet ? De quel droit dit-il ça ?"