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Laurent Guillaume et Patricia Vergnol, monitrice de ski et d’équitation dans le Sancy / © Chroniques d'en haut / FranceTV
Laurent Guillaume et Patricia Vergnol, monitrice de ski et d’équitation dans le Sancy / © Chroniques d'en haut / FranceTV

Patricia Vergnol vit à Chastreix, fief du Saint-Nectaire. Elle est très active pour faire vivre son village. L’hiver, elle dirige l’école de ski et l’été, elle emmène les touristes découvrir les environs à cheval.

Par Laurent Guillaume

Patricia, enfant du pays, se bat chaque jour pour maintenir une activité touristique suffisante pour faire vivre les habitants de son petit village natal de Chastreix. Elle n’économise pas sa peine, passant d’un versant du massif à l’autre, au gré de ses engagements auprès des écoles de ski et des classes de neige, selon la météo et l’enneigement. Elle connait les moindres détails de sa montagne, en toute saison, car l’été, c’est à cheval qu’elle fait découvrir aux touristes la douce violence du Sancy.
 


Le Sancy, c’est ce mélange rare de courbes tranquilles et de parois abruptes, de soleil généreux et de tempêtes furieuses. Le mariage de la douceur et du caractère qui semble avoir forgé Patricia comme les habitants du massif. Car il en faut, du caractère, pour encadrer ces enfants des villes qui découvrent bruyamment la montagne pour la première fois !
Patricia s’implique dans la vie de sa commune, comme dans celle de la petite station de ski de Chastreix-Sancy, qui connait bien des difficultés depuis que le climat rend plus rares les flocons salvateurs. Alors, entre deux cours de ski donnés au Mont Dore, elle se rend dans sa station, refait le monde avec les commerçants, et se bat pour que les gamins viennent quand même respirer l’air pur, bien plus pur avec ou sans neige que dans leur banlieue parisienne.

Patricia n’abandonne pas. Elle ne rêve pas de grandeur, mais seulement de pouvoir conserver cet outil formidable qu’est la petite station de Chastreix, bien plus petite que ses deux voisines du Mont Dore et de Super Besse, mais ô combien plus tranquille, avec ses quelques téléskis et son point de vue unique sur le soleil couchant, à l’ouest du massif.
La station, c’est un peu le poumon du village. Et malgré les coûts d’exploitation dus aux enneigeurs rendus nécessaires par l’évolution du climat, malgré l’incertitude sur l’avenir, c’est ici que les gamins des villes découvrent à petit prix les joies de la glisse pour la première fois.
Et cela, ça n’a pas de prix à ses yeux.
Patricia, et ses amis de Chastreix-Sancy, n’abandonneront pas.

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