EN IMAGES. Tour de France 2024 : l'Italie voit la vie en jaune, comment nos voisins se préparent à fêter le départ de la Grande Boucle

La folie "Tour de France" gagne l'Italie à 10 jours du grand départ depuis Florence. Chez nos voisins les plus proches, dans le Piémont et notamment à Turin où le Tour fera étape le 1er juillet, on veut profiter au mieux de l'exposition médiatique du troisième évènement sportif le plus suivi au monde. Découvrez les initiatives les plus originales.

"Ce qui restera dans les livres d'histoire, c'est que la plus longue étape jamais parcourue par le Tour de France restera celle qui se sera courue dans le Piémont. Il était donc légitime pour nous, d'exploiter au maximum cet évènement."

Tout sourire, le président de la région Piémont, le 13 juin dernier, au moment d'accueillir dans le hall d'accueil de son tout nouveau gratte-ciel, le fameux trophée "Grand Départ" : cadeau des organisateurs du Tour de France, aux régions hôtesses des premières étapes.

Une première en Italie 

Un trophée devant lequel on se bouscule déjà pour se faire photographier. Jusqu'au 30 juin, il sera exposé au palais de la région, puis au "palazzo Madama", en plein centre-ville de Turin. 

Et c'est loin d'être la seule attraction prévue pour "chauffer" un public piémontais grand amateur et fin connaisseur de cyclisme depuis toujours. 

"Il est tout de même incroyable qu'un berceau du cyclisme comme l'Italie, mère du 'Giro', n'ait jamais encore partagée l'immense joie d'accueillir un grand départ du Tour de France", clamait il n'y a pas si longtemps un éditorialiste de la "Gazzetta dello Sport", le quotidien de référence du sport en Italie (et organisateur du fameux "Giro", le Tour d'Italie).

Ce sera chose faite le 29 juin prochain, au départ de Florence, avec une étape dédiée au coureur toscan, vainqueur de deux "Tour de France", Gino Bartali. Après un passage en Emilie-Romagne, et un hommage au champion local de l'étape, Marco Pantani, les Piémontais devront attendre le 1er juillet pour voir arriver les coureurs jusqu'à leur capitale Turin, en provenance de Piacenza (Emilie-Romagne).

Du jamais vu au pays de Fausto Coppi, le grand coureur du cru. Un hommage lui sera d'ailleurs rendu lors de cette étape, qui verra la fin du triptyque transalpin se clôturer par un hommage au "Campionissimo". À l'occasion du passage du peloton dans la côte éponyme, qui sera rebaptisée en son honneur.

Promenades à vélo, illuminations et bicyclette géante

Trois étapes italiennes...et demie, puisque la 4ème partira de Pinerolo (Piémont), pour arriver en terre française, à Valloire en Savoie. Une première qui n'a pas manqué d'enflammer l'âme des "tifosi" italiens et piémontais. Rétrospectives de films sur la bicyclette dans les cinémas, "pedalate" (des promenades à vélos pour le plus large public), expositions dédiées à la petite reine sous les kilomètres d'arcades du cœur de ville, illuminations en jaune "Tour de France" des principaux monuments turinois...

"La Grande Boucle, ça rend fou...Mais ça fait du bien !" confiait l'un des participants aux nombreux "flash mobs" organisés spontanément dans toute la cité piémontaise, à l'image de la bicyclette géante formée par une centaine de Turinois.

 

Gastronomie : le jaune à toutes les sauces

Évènement populaire, le "Tour de France" n'aurait pu être fêté comme il se doit dans le Piémont, sans se retrouver à un moment autour d'une table. Une table passée au jaune "Grande Boucle", évidemment. 

Pendant le passage du Tour, de l'apéritif jusqu'à dessert en passant par le plat principal, impossible de ne pas goûter aux nouveautés signées par les grands "maestro" locaux des arts de la table.

Par exemple, ce cocktail, signé par un grand spécialiste piémontais en la matière. Jus de citron, sirop salé à la camomille, bitter (une autre spécialité piémontaise), zeste de cédrat et quelques glaçons... Et vous obtenez un cocktail jaune, comme celles des musettes distribuées aux coureurs lors des ravitaillements. D'où son nom: "la Musette"!

Quant au hors-d’œuvre, vous laisserez faire le chef triplement étoilé au Michelin,  Enrico Crippa. Le Tour, lui a inspiré un risotto au safran, accompagné d'une sauce au foie de volaille. Un plat qui, dans son restaurant à Alba (Piémont), restera à la carte pendant toute la durée de la course, sous le nom "Omaggio al Tour de France". 

Enfin, pour le dessert, entre deux étapes italiennes, pourquoi ne pas vous laisser tenter par ce "gianduiotto". La célèbre bouchée locale au goût "gianduia" a été revisitée par l'un des "Maestri del Gusto" (des Maîtres du Goût) turinois. 

Giovanni dell’Agnese n'a pas hésité a faire passer sa fameuse praline couleur noisette du Piémont A.O.C, au jaune. La couronnant d'une mini Mole Antonelliana en chocolat et la parant d'une noisette du Piémont A.O.C. (Appellation d'Origine Controlée).

15 millions d'euros de retombées attendues

"Ce gianduiotto, il fait partie, comme tout le reste, de notre histoire", a expliqué le président de la région Piémont, en mars dernier lors de la fête organisée à Florence, 100 jours avant le départ du Tour. "Comme nous croyons dans la forte capacité communicative de cet évènement, nous considérons que tout ce travail est un investissement pour l'avenir dont nous mesurerons bientôt le retour".

Sachant que chaque étape du Tour sera regardée par environ 12 millions de téléspectateurs de 200 pays différents, Alberto Cirio, assoit cette certitude sur les expériences précédentes de "Grand Départ" du Tour en terre étrangère, au Danemark ou en Belgique.

"Chaque euro investi par les régions d'accueil leur permettrait d'en recueillir trois, et neuf si l'on tient compte des retombées à long terme sur l'économie locale", espère Alberto Cirio. 

D'après les calculs de l'administration régionale, la seule caravane du Tour - environ 4500 personnes : les coureurs et leurs équipes, le personnel d'organisation et les journalistes - occuperait à elle seule, le tiers de la capacité hôtelière de Turin et de sa ceinture. Si l'on y ajoute les touristes, les passionnés de cyclisme et les retombées publicitaires à plus long terme, les retombées économiques pour un territoire prennent subitement des allures de gros lot.

Ainsi, les trois étapes danoises du Tour de France 2022, auraient généré 102 millions d'euros de recettes grâce à 1,7 million de spectateurs amassés sur le bord des routes. Des données impressionnantes qui font espérer à nos voisins piémontais, quelque 15 millions de retombées économiques immédiates.

Sans compter la visibilité mondiale que leur offrira la Grande Boucle dans les années à venir. Grand Départ 2022, le Danemark avait vu fleurir 80 000 articles et reportages sur ses territoires pendant trois jours : 60 % d'entre eux publiés par des médias non danois.

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