L'enquête sur des soupçons de fraude sur le chantier du TGV Lyon-Turin classée sans suite

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Le parquet national financier (PNF) a classé sans suite une enquête portant sur des soupçons de fraude qui visaient le chantier contesté de la ligne de TGV Lyon-Turin.

Par avec AFP

Le PNF a classé sans suite cette enquête en raison d'"absence d'infractions". Cette décision se base sur un rapport de l'Olaf, l'Office antifraude de l'Union européenne, qui avait été transmis à la justice française, a précisé une source judiciaire. Il concluait en décembre 2015 à l'"absence d'irrégularités".

"L'Olaf n'a pas trouvé de preuve de fraude ou d'irrégularités. Cependant, si l'office était avisé de nouveaux éléments présentant un intérêt d'enquête potentielle, ces nouveaux aspects peuvent être analysés à tout moment", a précisé le service de presse l'Olaf.

En janvier 2015, l'Olaf avait ouvert une enquête après un signalement d'eurodéputés sur de "possibles irrégularités" en lien avec ce chantier.

A l'époque, les députées européennes écologistes Michèle Rivasi et Karima Delli avaient notamment mis en cause auprès de l'Office de possibles conflits d'intérêts en France dans la passation de marchés publics, des soupçons de liens avec la mafia entretenus par des entreprises italiennes impliquées, ainsi que des irrégularités supposées dans des appels d'offres.

Lyon Turin Ferroviaire (LTF), "maître d'ouvrage des études et travaux de reconnaissance de la section transfrontalière de la nouvelle liaison Lyon-Turin" avait dénoncé des "accusations infondées".

Ce chantier, colossal, est considéré comme l'un des "projets d'infrastructure les plus importants" en Europe, selon la Commission européenne, mais il est contesté par les associations de défense de l'environnement.



Le grand projet de liaison rapide était notamment au centre d'un procès intenté à Turin contre l'écrivain italien Erri De Luca, accusé d'incitation au sabotage des travaux, pour avoir soutenu sans faille le mouvement contre le projet, baptisé en Italie "No TAV" (Non au TGV). Il avait finalement été relaxé en octobre 2015.

Le projet souhaité par Paris et Rome prévoit que l'Union européenne finance 40% des 8,5 milliards d'euros que coûtera la seule construction du tunnel de 57 km, soit 3,4 milliards d'euros, l'Italie versant 2,9 milliards et la France 2,2 milliards.

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