Entre le Puy-en-Velay et Clermont-Ferrand, une cagnotte solidaire s’organise pour les victimes du Liban

« Les Auvergnats ont du cœur », et, entre le Puy-en-Velay et Clermont-Ferrand, on le démontre. Deux amis ont lancé une cagnotte à destination de la Croix-Rouge du Liban, qui aide les victimes de l’explosion. Leur prochain objectif : faire parvenir une aide matérielle aux bénévoles.

Après l'explosion qui a secoué Beyrouth, la solidarité s'organise en Auvergne, de Clermont-Ferrand au Puy-en-Velay.
Après l'explosion qui a secoué Beyrouth, la solidarité s'organise en Auvergne, de Clermont-Ferrand au Puy-en-Velay. © Anwar AMRO / AFP
L’idée est venue de deux amis auvergnats. Christian Grangeon et Simon Abi Khalil, résidant respectivement à Clermont-Ferrand et au Puy-en-Velay, ont décidé de lancer un appel aux dons, face à la tragédie qui touche Beyrouth et le Liban. « Je suis franco-libanais. Depuis l’âge de 8 ans, je vis entre le Liban et la France. Mes parents et mes deux sœurs vivent à Beyrouth. Ce qui s’est passé est un désastre humain, on compte 170 morts, encore 20 personnes portées-disparues, des milliers de blessés et 300 000 personnes qui ont perdu leur foyer. Ce qui compte maintenant, c’est l’après, c’est comment on va sortir de cette crise », explique Simon Abi Khalil.

Un appel à la compassion et la solidarité

Pour apporter leur pierre à l’édifice, les deux amis ont choisi de diriger les dons reçus vers le centre 102 de la Croix-Rouge libanaise, situé seulement à quelques centaines de mètres du lieu de l’explosion : « A seulement 700 mètres du lieu de l’explosion, le local de la Croix Rouge Libanaise situé à Gemmayzé, qui dessert la moitié de Beyrouth, dont le port, a subi des dégâts matériels considérables. Ce centre, connu sous le nom de code « 102 », a perdu son stock médical, deux de ses ambulances et pratiquement toutes les ressources matérielles nécessaires à son fonctionnement. Je connais personnellement plusieurs volontaires de ce centre et je suis au courant de tout le bien qu’il a déjà fait et qu’il continue de faire, malgré la situation actuelle. Dès les premiers instants après l’explosion, les bénévoles ont pris en charge les blessés dans la rue, devant le centre, et ce, avec les moyens de fortune qu’ils ont pu mettre en place. Leur engagement est plus fort que tout ! Je fais appel à votre compassion et votre solidarité, pour participer à une cagnotte qui sera reversée entièrement et spécifiquement au centre « 102 » de la Croix Rouge libanaise », écrit Simon Abi Khalil sur sa cagnotte en ligne.

Parce que les Auvergnats ont du Cœur, ... plus qu’un slogan, ... ils ont besoin de nous, nous avons besoin de vous, partagez, partagez, partagez, ... on compte sur vous, ... avec Vous, ...

Publiée par Christian Grangeon sur Jeudi 13 août 2020

Bientôt des dons matériels ?

« Le slogan de mon entreprise Cœur de Volcan c’est « les Auvergnats ont du cœur », cela nous arrive fréquemment de participer à des actions caritatives, alors, quand j’ai appris ce qui se passait au Liban, j’ai demandé à Simon s’il n’y avait pas un moyen d’aider tous ces gens. C’est là que nous avons lancé cette cagnotte », raconte Christian Grangeon. Ouverte depuis le 12 août, la cagnotte totalise déjà 1 300 euros, mais Christian et Simon ne comptent pas s’arrêter là : « Nous avons des demandes de gens qui souhaiteraient donner des vêtements ou des marchandises, alors on est en train de voir comment on pourrait s’organiser pour les récupérer, les stocker et les expédier là-bas », ajoute Christian Grangeon.

Les fonds expédiés en septembre

En attendant l’envoi de matériel, la collecte continue : « On essaye de faire en sorte qu’un maximum de gens entendent parler de la cagnotte. J’ai imprimé des flyers et des tracts pour les commerçants, avec un système de languette détachable où est inscrit le lien vers la cagnotte, pour que les gens puissent l’emmener chez eux et regarder la cagnotte, puis faire un don ou la partager », détaille Simon Abi Khalil. L’objectif que se sont fixé les deux amis est de 15 000 euros. Les fonds seront envoyés à la Croix-Rouge en septembre. Pour Simon Abi Khalil, aider était une évidence : « Le peuple libanais est un peuple très solidaire, qui a l’habitude de se débrouiller, alors c’est important de les aider. On appelle Beyrouth la « ville phœnix », et je suis certain que cette fois encore elle renaîtra de ses cendres. »
 
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