Le fils de Sophie Pétronin, otage française au Mali, en colère contre l'État qu'il accuse d'inaction

Sébastien Chadaud-Pétronin en Mauritanie, le 24 novembre dernier / © Thomas SAMSON / AFP
Sébastien Chadaud-Pétronin en Mauritanie, le 24 novembre dernier / © Thomas SAMSON / AFP

Sébastien Pétronin, fils de la dernière otage française au Sahel, accuse l'État de ne pas avoir fait le nécessaire pour faire libérer sa mère, captive depuis bientôt deux ans. 

Par MT

Le 24 décembre 2016, Sophie Pétronin était enlevée dans le Nord du Mali par des hommes armés. L'Ardéchoise de 73 ans, médecin et humanitaire, est captive depuis bientôt deux ans. 

Son fils, Sébastien Chadaud-Pétronin, s'investit activement pour sa libération. Début décembre, il est parti pendant plusieurs semaines dans le Nord Mali pour faire avancer le dossier de sa mère.
À cette période, il rencontre un médiateur choisi par les ravisseurs. Après plusieurs entrevues, il lui aurait fait une "proposition inespérée" que le gouvernement français aurait refusé. 
 

Pour lui, c'en est trop. "Je suis en colère parce que je me suis exposé, j'ai pris des risques en allant sur place alors que j'ai un petit garçon de 9 ans. Je pense que l'État m'a laissé croire que c'était possible parce qu'on ne me soupçonnait pas être en capacité de me rapprocher autant de ma mère". 

Sébastien Chadaud-Pétronin estime également que le gouvernement abandonne le dossier de libération : "Il n'y a pas de mission. Il y a une recommandation du chef de l'État qui dit qu'on ne négocie pas avec ces gens là mais comment faire la paix si on ne discute pas avec les gens qui sont en face ?"
 
Le fils de l'otage française Sophie Pétronin en colère contre l'État
Intervenants : Sébastien Pétronin, fils de Sophie Pétronin, dernière otage française au Mali Un reportage de : Ingrid Pernet-Duparc, Serge Worreth. Montage : Sophie Villatte

Le 14 décembre dernier, Emmanuel Macron affirmait que "l'État continuera d'agir sans relâche pour retrouver notre compatriote, mais une telle démarche exige professionnalisme et discrétion". Le chef de l'État précisait être "toujours très prudent sur les affaires d'otages car c'est un dialogue manipulé par les ravisseurs".
 

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