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Pour Françoise Paramelle, directrice du foyer où vivaient Djenah, l'alerte enlèvement "a fait la preuve de son efficacité"

La présidente de l'association Issue de Secours, qui dirige le foyer pour femmes battues dans lequel était réfugiée la petite Djenah et sa mère, s'est exprimée mercredi soir sur le plateau de France 3.

L'enlèvement de Djenah s'est achevé sur une issue heureuse, mais pour Françoise Paramelle, présidente de l'association Issue de Secours, cet événement montre avant tout que les foyers pour femmes battues doivent rester secrets.

Il est 11h30, mardi 18 octobre, lorsque Steeve Beni Y Saad rentre dans l'un des foyers géré par Issue de Secours. Il casse une porte, agresse le personnel, frappe la mère et enlève Djenah. Onze heures plus tard, le dispositif alerte enlèvement est déclenché, et le père âgé de 28 ans se rend à la police le lendemain, en fin de matinée.


Des refuges qui doivent rester cachés


L'une des questions que se posent les enquêteurs, c'est la manière dont Steeve Beni Y Saad a eu connaissance de l'emplacement du refuge, censé rester caché. "Rien ne l'indique, c'est dans une petite propriété privée, y a pas de nom, y a pas de boîte aux lettres avec un nom, on essaie que ce soit le plus anonyme possible".



Surtout, l'association doit souvent insister auprès des femmes qui s'y trouvent pour garantir ce secret. "Un refuge c'est fait pour assurer la sécurité et il faut qu'elles se méfient, quand elles sortent, si jamais elles sortent, qu'elles ne se fassent pas repérer ou suivre. Je crois qu'il faut prévenir les mamans qui ne sont peut-être pas encore assez vigilantes."

Ca a fait la preuve de son efficacité


Ce dénouement "a été un soulagement parce que cet enlèvement s'est passé dans la violence: la maman a été également frappée, le personnel a été repoussé, et c'est vrai que nous avons vécu dans l'angoisse pendant vingt-quatre heures.

La reddition du père, Françoise Paramelle l'attribue à l'alerte, qui circulait sur les télévisions, radios, journaux ou même les panneaux dans les gares ou sur les autoroutes. "Ca a fait la preuve de son efficacité, je crois pas qu'il y ait eu trop de retard dans le déclenchement. On a été soulagés en voyant l'annonce à la télévision, ajoute la présidente de l'association. Je crois qu'on peut remercier le procureur pour avoir permis d'avoir soulevé tous les critères permettant de lancer l'alerte."
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