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Gilets jaunes : en Auvergne, le discours du Premier ministre n'a pas convaincu

À la cabane du Fangeas, en Haute Loire, les gilets jaunes n'ont pas été convaincus par le discours du premier ministre. / © G. Rivolier
À la cabane du Fangeas, en Haute Loire, les gilets jaunes n'ont pas été convaincus par le discours du premier ministre. / © G. Rivolier

Après deux mois de consultation, le Premier ministre a présenté lundi 8 avril, une synthèse du Grand débat national. Un discours commenté par les gilets jaunes locaux, en Haute-Loire ou dans l'Allier.

Par GR et SV

C'est un discours qui a forcément réveillé des souvenirs dans le petit village de Lenax, situé dans l'Allier. Le 31 janvier, le Premier ministre Edouard Philippe y avait fait irruption, le temps d'une soirée. Nous étions alors au coeur du grand débat national voulu par le gouvernement.

Deux mois plus tard, voilà Edouard Philippe de retour. Mais dans l'écran cette fois. "Vont-ils prendre conscience du malaise qui existe partout ? nous explique Didier Chassot, agriculteur. Il y a un gros problème, est-ce que ça va se résoudre, je n'en sais rien... La balle est dans leur camp."

De son côté, le maire de la petite commune se veut réaliste : "Il ne faut pas rêver, on sait très bien que tout le monde ne sera pas satisfait. C'est impossible de satisfaire 60 millions de personnes."
 
Edouard Philippe avait participé au grand débat dans l'Allier

Plus loin, en Haute-Loire, les gilets jaunes ont écouté Edouard Philippe depuis la cabane du Fangeas, leur campement installé sur un rond-point de la commune de Solignac-sur-Loire. Ces gilets jaunes de la première heure n'ont pas été convaincus par son discours et ses annonces. 

"J'ai écouté un petit peu, mais vraiment en pointillé parce qu'il y a une grande lassitude à ententre ces gens parler des heures pour ne rien dire, soupire Dominique Chaudy. On a tout de suite compris que monsieur le Premier ministre avait pour seule mission de dire "je n'ai rien à dire il faut attendre que le patron ait parlé".  Mais on savait qu'il ne dirait rien".

Alors qu'Edouard Philippe a rappelé l’exigence portée par le gouvernement pour "une France de solidarité réelle", Jean-Luc Martino, un autre gilet jaune affiche son scepticisme: "La fraternité et la solidarité on les aura quand on nos anciens auront les moyens de vivre  et que les gens en difficulté puissent vivre décemment de leur salaire. C'est quand même pas normal dans un pays qui créé autant de richesses, il y ait autant de misère".

Du concret, voilà ce que réclament ces gilets jaunes. Certains ont rempli des cahiers de doléances, d'autres disent avoir participé à des réunions, d'autres s'être désintéressés du Grand Débat. Mais aucun ce lundi n'a été convaincu par cette restitution des échanges, et certainement pas Patricia Livernois: "On espère quelque chose si on est la, si on perdure depuis le temps c'est bien qu'on attend quelque chose, mais c'est bien décevant quand on y regade... parce qu'on voit bien qu'on nous mène en bateau toujours, toujours... "

Des mesures concrètes devraient être annoncées à partir de la semaine prochaine… Mais pour l'instant, la détermination de ces gilets jaunes reste intacte, ils sont bien décidés à rester là et continuer de manifester.

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