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Gilets jaunes. “Boycotté“ par le ministre, le Grenoblois Julien Terrier dénonce une ”mascarade politique”

Julien Terrier, l'un des principaux organisateurs du mouvement des gilets jaunes à Grenoble. / © Yann Gonon - France 3 Alpes.
Julien Terrier, l'un des principaux organisateurs du mouvement des gilets jaunes à Grenoble. / © Yann Gonon - France 3 Alpes.

Il avait été désigné comme l'un des 8 porte-parole des gilets jaunes et pensait faire partie de la délégation qui rencontrerait le ministre de l'environnement ce mardi 27 novembre 2018 en fin de journée. Le Grenoblois Julien Terrier dit avoir été boycotté et dénonce une manipulation politique.

Par Yann Gonon

Julien Terrier, le principal organisateur du mouvement des gilets jaunes dans l'agglomération de Grenoble ne décolère pas. Désigné comme l'un des huit porte-parole du mouvement au niveau national, il pensait faire partie de la délégation qui rencontrerait le ministre de l'environnement ce mardi 27 novembre 2018. Il affirme ne pas avoir été contacté.

Injoignable par téléphone ce mardi après-midi, Julien Terrier explique les raisons de son silence et de sa colère dans une vidéo filmée au volant de sa voiture et postée sur Facebook. 

Dans cette longue vidéo de plus de 5', il explique ne pas avoir été contacté pour une éventuelle rencontre. Ce matin, Emmanuel Macron avait demandé à son ministre de l'environnement François de Rugy de recevoir une délégation de gilets jaunes. Désigné hier comme l'un des huit porte-parole au niveau national, Julien Terrier espérait en faire partie.

"Pour moi c'est une mascarade, une manipulation politique" dénonce Julien Terrier qui se dit "boycotté au même titre que vous tous". 

Seuls deux des huit porte-parole devaient finalement rencontrer le ministre en fin de journée. Selon Franceinfo il s'agit de Priscillia Ludosky, gérante d'une boutique en ligne de cosmétiques en Seine-et-Marne et d'Eric Drouet, le chauffeur routier auteur la page Facebook qui avait appelé au blocage national du 17 novembre.

Dans sa vidéo, le gilet jaune grenoblois affirme ne pas être au courant de la composition de cette délégation. Pour lui, c'est le principe même des "huit porte-parole" qui ne semble plus avoir d'intérêt : "on nous méprise, donc on arrête la délégation des 8".

Visiblement très déçu de la tournure des événements, Julien Terrier compte sur la poursuite des actions de blocage, notamment avec la nouvelle manifestation prévue samedi 1er décembre à Paris.

 

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